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Volkswagen ID.3 restylée : un nouveau départ ?

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À peine 3 ans après son lancement, la Volkswagen ID.3 s’offre un restylage pour faire oublier ses débuts difficiles. Voici le nouveau visage de l’ID.3.

Dire que le lancement de l’ID.3, premier modèle à porter le nom « ID » et première voiture nativement 100% électrique de Volkswagen, a été chaotique est un doux euphémisme ! Retards chroniques, bugs de l’ordinateur de bord, problèmes de production… ce sont surtout les critiques acerbes sur son design et sur la piètre qualité perçue des matériaux utilisés dans son habitacle qui ont fortement terni sa réputation dès sa présentation.

Piquée au vif, plutôt que de s’enfermer dans le déni, la marque allemande a pris le taureau par les cornes et a décidé d’avancer le restylage de sa berline compacte électrique qui, on peut l’imaginer, devait probablement plutôt être programmé en milieu de vie du modèle comme c’est la règle habituellement dans l’industrie automobile. Et honnêtement, au vu de ce que nous venons de découvrir en avant-première dans les faubourgs de Hanovre, c’est bien joué ! Parfois il faut savoir perdre pour mieux gagner…

Volkswagen ID.3 restylée, premier contact en vidéo

Chirurgie esthétique

Alors comment modifier à peu de frais un design mal né ? L’ID.3 phase 2 en apporte la recette, quasiment un cas d’école !  Tout d’abord en redessinant le bouclier avant. Fini le sourire béat, massif et ses motifs sculptés certes modernes mais qui ne faisaient clairement pas l’unanimité. À la place : un dessin plus classique (on imaginerait presque un moteur thermique derrière cette nouvelle grille d’aération) mais plus élégant. Le sourire est toujours là, mais cette fois tracé par les entrées d’air aux deux extrémités. Simple mais ultra efficace, l’ID.3 devient désirable.

De même pour le capot, lui aussi entièrement redessiné. Fini l’immense pièce de plastique noir qui prolongeait le pare-brise et formait une sorte de marche, un peu comme le Fiat Multipla, en dix fois moins prononcé évidemment ! Ce qui a obligé les designers, norme « choc-piéton » oblige, de surélever le capot sur toute sa surface. Et pour qu’il ne paraisse pas trop massif maintenant qu’il est entièrement couleur carrosserie, ils l’ont sculpté de chaque côté. Le tout est vraiment réussi.

Sur les flancs on notera la seule modification : la ligne de toit auparavant noir brillant de série est désormais argent mat. C’est un détail infime mais cela apporte un côté plus chic à l’auto.

Quant à l’arrière, il semble presque avoir été oublié puisque le seul changement concerne les feux, dont l’extension qui était jusque-là purement esthétique devient lumineuse à son tour en renforçant le feu de stop.

Asseyez-vous c’est (pas) du cuir !

Je ne sais pas combien de fois nos confrères et nous avons écrit et dit que l’intérieur de l’ID.3 est indigne d’une Volkswagen mais apparemment le message a été entendu à Wolfsburg ! Les améliorations dans l’habitacle sont aussi marquantes que celles de l’extérieur. Fini les plastiques durs et les tissus peu flatteurs sur les contre-portes et le tableau de bord. Désormais, et de série s’il vous plaît, vous serez gratifié de plastiques moussés, doux au touché, et de cuir avec surpiqûres. Enfin ce qui ressemble à du cuir, car il s’agit d’une imitation sans aucune provenance animale. Y compris sur le volant. L’intérieur de l’ID.3 est intégralement, et quel que soit le niveau d’équipement, végan, même si le responsable marketing responsable du développement de cette ID.3 transfigurée réfute ce terme en estimant, je le cite, que « l’ID.3 ne se mange pas » !

De même, la console centrale dont le rangement ne disposait d’un cache amovible que sur le haut de gamme, en bénéficie maintenant dès le modèle de base.

Pareil pour l’écran central qui est maintenant en 12 » pour tout le monde, quel que soit le niveau de finition. Les logiciels et services connectés qui s’y affichent ont aussi été revus, mis à jour et améliorés, en espérant que les bugs logiciels qui affligeaient l’ID.3 depuis ses débuts seront enfin corrigés. L’offre d’abonnement au mode connecté étendu est d’ailleurs repensée avec notamment des formules allant de quelques heures si vous n’en avez besoin que pour un voyage inhabituel jusqu’à l’option « à vie » de la voiture payable une seule fois. Un net surcoût mais un sacré argument lors de la revente de l’auto.

Vzzzzzzzzzzzzzz !

Sous le capot, ou plutôt sous le plancher, l’ID.3 conserve ses deux offres de batteries : le petit modèle en 58 kWh et la grosse batterie en 77 kWh, les deux versions offrant une puissance de 204 ch, la différence se faisant, vous l’aurez compris, sur l’autonomie, qui elle reste à 545 km en WLTP sur la 77 kWh. Nos expériences montrent que c’est beaucoup moins dans la réalité.

En revanche, quelques évolutions quand même à noter niveau batterie puisque la « nouvelle » ID.3 est désormais prête pour la recharge bidirectionnelle. Ce qui signifie qu’une fois qu’un standard sera généralisé chez les constructeurs, votre voiture pourra mettre à la disposition du réseaux l’électricité contenue dans vos batteries ou même pour alimenter votre maison si il y a une coupure de courant.

Quand à la grosse batterie, elle permet désormais de recharger jusqu’à 170 kW de puissance, de quoi gagner du temps aux bornes de recharge rapides comme les Ionity.

La même en mieux !

Plus jolie, mieux finie, nettement mieux équipée et apparemment pas plus chère, c’est rare qu’un constructeur automobile reconnaisse aussi facilement ses erreurs et les corrige avec autant de réactivité. Il faut dire qu’il y avait urgence, malgré les dizaines de milliards investis ces 15 dernières années, en 2022 les modèles électriques n’ont représenté que 7% des ventes du groupe Volkswagen.



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