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voici ce qu’on appris à la présentation de la cousine italienne de la Peugeot e-208

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Quelques infos depuis Milan, où était révélée la nouvelle génération de la citadine électrique.

Contexte. Lancia a révélé mercredi dernier sa nouvelle Ypsilon. Cette citadine électrique (et bientôt mild-hybrid) de 4,08 m doit relancer une marque que l’ancien groupe Fiat-Chrysler destinait aux oubliettes.


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La Lancia Ypsilon en trois chiffres :

  • 4,08 m. C’est la longueur, on est dans les mêmes eaux que la Peugeot e-208, dont elle partage la plateforme. C’est donc une citadine polyvalente et non plus une micro-citadine comme l’ancienne Ypsilon…
  • 156 ch. Là aussi, on reprend du bien connu chez Stellantis avec la fameuse machine E-Motors qu’on trouve depuis quelques mois sur les Peugeot e-208, Opel Corsa-e, etc.
  • 403 km d’autonomie WLTP. Pour une batterie nickel-manganèse-cobalt de 51 kWh (bruts), cela reste plutôt convenable. Évidemment, il faut compter sur un peu moins dans la vraie vie.

Design. Voir une voiture en vrai plutôt qu’en photo, c’est toujours instructif. Si vous jetez un coup d’œil sur les flancs de la voiture, la ressemblance avec les e-208 et Corsa-e est très (trop ?) prononcée.

En revanche, le design est beaucoup plus intéressant à l’avant et à l’arrière, grâce aux efforts de Jean-Pierre Ploué, le patron du style. La proue reprend la calandre historique dite « calice ». Il prend désormais la forme de trois lignes de leds. On distingue aussi le bandeau noir qui rappelle les Beta Montecarlo des années 1970. À Milan, on a constaté que cette pièce fumée de l’Ypsilon est très sensible aux traces de doigts…

À l’arrière, les feux ronds semblent sortir de la carrosserie, c’est un clin d’œil à la Stratos. On apprécie le capot très lisse, mais offrant de beaux reflets, ainsi que l’absence de chrome, améliorant la pureté de l’ensemble.

Intérieur. Pendant les échanges avec Luca Napolitano, le patron de Lancia, on a beaucoup entendu parler de l’art de vivre à l’italienne, du design italien, de l’italianita. C’est vraiment dans cet univers marketing que Lancia veut dorénavant se positionner. Logiquement, l’intérieur est très important…

Une fois à bord, c’est un peu contrasté. On aime les sièges en velours côtelé. Esthétiquement, c’est chatoyant, mais le maintien n’est pas celui d’un bon fauteuil, tel qu’on le trouve par exemple à bord d’une Citroën C5 Aircross. Côté plastiques et ajustements, c’est un peu inégal. L’un de nos confrères nous pointait des aérateurs qui « bavent ». Espérons que cela sera corrigé avant le lancement officiel. À l’arrière, on a un peu la sensation d’être engoncé. On est évidemment loin du lumineux salon du concept Pu+Ra HPE

Tarifs. Ces conférences de presse sont aussi l’occasion de prendre des infos sur les prix. Pour l’instant, il n’y a rien d’officiel. Mais la première série spéciale, dite « Cassina » en référence à un fabricant de mobilier de luxe italien, sera vendue juste au-dessous de la barre des 40 000 euros de l’autre côté des Alpes. En France, la voiture sera lancée à la rentrée. Cela s’accompagnera de l’ouverture de points de vente puisque Lancia avait quitté notre marché il y a un peu plus de 5 ans…

Mild-hybrid. L’Ypsilon sera bientôt déclinée dans une version thermique dotée du système 48 volts lui permettant de profiter de manière un peu gonflée de l’appellation « hybride ». Il s’agira du même bloc 1.2 PureTech de 100 ch que sur la Peugeot 208. Cet attelage se destine surtout au marché italien où l’on goûte encore peu à l’électromobilité (4,2 % de part de marché en 2023).


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HF. Oui, ce label historique fera son retour. Luca Napolitano, le patron, a évoqué une Ypsilon sportive et électrique de « 240 ch ». Plus longue, plus large, plus basse. On devrait en savoir plus en juin, à l’occasion des Mille Miglia, grand-messe de la voiture historique en Italie. Dans ce pays, le magazine Autosprint évoquait même il y a quelques semaines un retour en rallye à travers une (très) hypothétique Ypsilon Rally2. Carlos Tavares, patron de Stellantis, demeure très attaché à la compétition. Mais cela nous apparaît un peu tiré par les cheveux…

Future gamm(a). Au-delà de l’Ypsilon, la gamme Lancia sera étendue à trois modèles dans les années à venir. La première sera placée sur le segment D et sera dévoilée en 2026. Elle sera assemblée sur la nouvelle plateforme STLA-Large et uniquement disponible en électrique. On peut s’attendre à un gabarit type Citroën C5X ou Peugeot 408. Son nom : « probablement Gamma », concède Luca Napolitano. Le design est presque finalisé. La troisième brique Stellantis sera le come-back de la Delta. Il faudra attendre 2028.



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