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toujours dans le coup, le champion tchèque ?

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Le Skoda Kamiq a déjà quatre ans, se porte à merveille et le classique restylage de mi-parcours reste symbolique. Juste pour le principe : léger ravalement de façade, équipement un peu plus étoffé et gamme simplifiée. Quand tout va bien, inutile de changer dans les grandes mesures. Il s’agissait surtout de rappeler les qualités du Kamiq à notre bon souvenir.

Le Kamiq est le parfait exemple du succès discret. Tellement répandu qu’on ne le remarque plus, un peu comme ses rivaux Renault Captur et Peugeot 2008. En France, ce sont plutôt les deux français qui dominent le débat sur le créneau ultra-chargé des petits SUV dits « urbains » (parfaitement polyvalents en réalité). Le Skoda Kamiq fait donc partie des seconds rôles solides chez nous, et s’oppose à des pointures telles que Volkswagen T-Roc, Toyota Yaris Cross ou Ford Puma. Il est tout de même le second modèle Skoda le plus vendu, au niveau mondial. Apparu en 2019, le petit crossover tchèque est donc toujours à la page.

 

Niveau look, le style plait : assez trapu, tout en angles dans la veine des autres membres de la famille Skoda, le Kamiq évolue donc avec parcimonie. Le principal changement concerne la calandre et les optiques avant, devenus un peu plus massifs, qui rappellent les Octavia et Superb. C’est encore plus léger à l’arrière, où la seule réelle évolution concerne le dessin intérieur des feux. Deux coups de crayon pour les boucliers, et c’est tout.

Toujours aussi sérieux, un peu plus techno

L’habitacle du Kamiq ne se distingue pas par sa fantaisie. Tout comme le style extérieur, c’est du sérieux, sans frime : l’agencement est classique, pragmatique, de manière à soigner les aspects pratiques et l’espace à bord. Il y a de la place, surtout à l’arrière ! Malgré son gabarit réduit (4,24 m, à peine plus long que les Captur et T-Roc mais plus court qu’un 2008), l’espace aux jambes est particulièrement vaste et les contours bien rectilignes de la ligne de toit ou de la découpe des portes permet à deux adultes d’y voyager à leur aise. Le coffre est en revanche plus modeste, à 400 l (jusqu’à 1.395 l banquette rabattue). Pas ridicule, tout juste dans la moyenne, mais les contours simples permettent d’exploiter facilement le volume. A part un double plancher, la modularité est basique (pas de banquette coulissante).

 


ESSAI – Skoda Kamiq restylé (2024) : toujours dans le coup, le champion tchèque ?

Lifting minimum pour le plus petit des SUV Skoda, qui est aussi le second modèle le plus vendu dans le monde, derrière l’Octavia. La face avant évolue peu, les retouche de l’arrière sont encore plus discrètes (intérieur des optiques, bouclier).

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Skoda Kamiq, l’alternative à la côte Argus.

Les nouveautés, là aussi, sont ténues. Un bac de rangement sur le tunnel central, une nouvelle commande de clim’, et l’instrumentation numérique (écran de 8″ de base, 10,2″ sur les finitions hautes) est désormais de série. On note justement quelques nouveautés côté technologie embarquée. Déjà, les phares matriciels à Leds, chose peu courante chez les petits SUV, sont de série sur la finition supérieure (Monte Carlo, option à 880 € sur les autres). A bord, l’interface média avec écran de 8,2″ est présente d’office, et un écran de 9,2″ apparait sur les versions supérieures (ou en option). L’ergonomie du système est relativement simple à appréhender, et l’affichage de qualité satisfaisante. Des raccourcis son toujours présents de part et d’autre de l’écran.

Enfin, le Kamiq 2024 profite aussi d’un léger rafraichissement des motifs de sellerie et de certaines garnitures, pour certains en matériaux recyclés. Sur le modèle d’essai ici illustré, en finition intermédiaire Selection, la planche de bord et les sièges reçoivent un tissu gris assez original. Pas d’évolution sur la finition, de bonne facture malgré la présence de nombreux plastiques durs (seule la partie supérieure de la planche de bord et des contre-portes est moussée).

 


ESSAI – Skoda Kamiq restylé (2024) : toujours dans le coup, le champion tchèque ?

Pas d’hybridation, mais des moteurs essence classiques et efficaces. Léger, le Kamiq n’est que très peu pénalisé par le malus français : 170 € en TSI 116 par exemple, et 310 € avec le plus puissant TSI 150 (650 € maximum, selon les jantes).

Au volant : un compagnon tranquille

Sans prétention sportive, le Kamiq est surtout plébiscité pour son confort tout à fait plaisant. Rien n’a changé sur ce point : même sur mauvaise route, la filtration est correcte (sauf avec les grosses jantes de 18″, qui martèlent souvent) et les mouvements de caisse plutôt bien gommés. Un peu souple, si la route se met à tourner. Mais les réactions restent progressives et rassurantes. De toute façon, aucun moteur proposé dans la gamme n’incitera à chasser des chronos… ni ne déclenche le grand frisson. Skoda est allé au plus simple, et a reconduit les motorisations existantes, tout juste optimisées pour réduire les émissions (gestion moteur, nouveau catalyseur principalement). Rappelons que le Kamiq dérive de la plate-forme des Scala et Volkswagen Polo, ce qui le prive des évolutions les plus modernes du groupe.

Plus de Diesel (dommage pour les gros rouleurs, le 1.6 TDI est un vrai chameau), et zéro hybridation pour les essence (même légère), qui existe pourtant sur les Octavia, Karoq et autres modèles du groupe Volkswagen. La gamme se limite désormais à deux moteurs : le 3 cylindres 1.0 TSI (95 ou 116 ch), et le 4 cylindres 1.5 TSI (150 ch, uniquement en boite DSG7). Les puissances n’ont pas bougé.

Le Kamiq a beau être relativement léger (1.230 kg en entrée de gamme), le 1.0 TSI de 95 ch semble trop juste pour offrir une polyvalence intéressante. Mieux vaut s’orienter vers sa variante 116 ch, qui offre un peu plus de punch (9,7 s de 0 à 100 km/h). Mais pas de miracle : assez creux à bas régime (200 Nm à 2.000 trs/mn et pas grand-chose en-dessous), et il manque d’allonge en relance appuyée… comme beaucoup de « trois pattes » de cylindrée modeste, finalement. En boite manuelle, à l’étagement assez long, c’est particulièrement sensible. Avec la boite DSG, le fonctionnement est tout de même plus doux (1.630 € de supplément) et l’appétit pas excessif. On se maintient sans trop d’efforts sous les 7 l/100 km, ce qui n’est pas un exploit mais reste flatteur pour un moteur essence de conception classique.

 


ESSAI – Skoda Kamiq restylé (2024) : toujours dans le coup, le champion tchèque ?

Le volume intérieur du Kamiq est proche d’un SUV du segment supérieur. Les places arrière sont gigantesques ! Le coffre est plus modeste, mais très convenable pour un court voyage en famille.

Au moins, il se montre plutôt bien éduqué pour un trois cylindres et mis à part sa sonorité métallique et quelques remontées de vibrations au ralenti, il se montre assez discret. Le Kamiq n’est pourtant pas un exemple d’isolation : aux grondements en accélération s’ajoutent des bruits d’air et de roulement assez présents à partir de 120 km/h.

Tarifs : le Kamiq échappe à l’inflation

Pas spécialement bon marché, le Kamiq a le bon goût de ne quasiment pas évoluer côté tarifs. Il débute à 23.900 € en finition de base Active, uniquement disponible avec le petit TSI de 95 ch. L’équipement est d’emblée assez complet (phares full Led, régulateur de vitesse, radar de recul, compteurs numériques de série). Le niveau intermédiaire Selection, avec le TSI 116 plus performant (27.700 € en BVM), représente un meilleur compromis : s’y ajoutent le démarrage sans clef, l’interface média 8,2″ et quelques astuces comme le parapluie intégré dans la porte avant.

En haut de gamme, la finition Monte Carlo est bien plus chère (5.200 € de plus qu’en Selection, 32.900 € minimum en TSI 116 BVM). A ce tarif, le Kamiq fait le plein et dispose du régulateur adaptatif, du grand écran d’interface média, d’un écran plus grand (10,2″) pour l’instrumentation numérique, du toit panoramique et de l’armada d’aides à la conduite classique (alerte d’angles morts, maintien de voie). Notons que l’écart de prix entre le 1.0 TSI 116 DSG et le 1.5 TSI est de 1.540 € (à partir de 30.870 € en Selection) : surcout relativement modeste, pour profiter de l’agrément supérieur d’un 4 cylindres, plus volontaire sur voie rapide ou en montagne.  

 

Titre fiche technique

FIche technique Skoda Kamiq (2024)

Fiche technique

Modèle essayé : Skoda Kamiq 1.0 TSI 116 BVM Selection
Dimensions L x l x h 4,241 x 1,793 x 1,559 m
Volume mini / maxi du coffre 400 – 1.395 l
Empattement 2,651 m
Poids à vide 1.251 kg
Motorisation 3 cylindres essence, turbo – 999 cm3
Puissance – couple maximal 116 ch à 5.500 trs/mn – 200 Nm à 2.000 trs/mn
0 à 100 km/h – vitesse maximale 9,7 s – 196 km/h
Consommation annoncée – relevée 5,7 l – 6,7 l
Tarifs à partir de 23.900 € (modèle essayé : 27.700 €)



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