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Skoda Superb (2024) : les routières sont sympa

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Sans révolution, la nouvelle Skoda Superb entretient soigneusement ce qui a fait d’elle une des meilleures voyageuses de ces dernières années. Cette quatrième génération gagne en volume, soigne l’enrobage, annonce des motorisations encore plus sobres et une technologie embarquée à la page. Tout en rappelant qu’à l’heure où l’on cherche à être raisonnable, un grand break routier fait au moins aussi bien qu’un SUV. Premier contact.

La Superb s’est rapidement établie, chez les gros rouleurs, comme l’exemple type de la routière confortable et pragmatique. A l’origine, la grande berline Skoda (elle n’existait pas en break à l’époque) faisait figure de grosse Passat. Plus vaste, un peu plus chic… et pas plus chère. Le principe est toujours valable pour la quatrième du nom, plus de 20 ans après la première Superb contemporaine lancée en 2001. Le nouveau fer de lance du constructeur tchèque arrive d’ailleurs dans la foulée de sa jumelle technique Volkswagen, qui fera ses premiers tours de roues début 2024. La Superb devrait arriver sur nos routes pour le printemps. La base technique, grosse évolution de la plate-forme MQB bien connue, reste la même.

 

Nous n’avons pas affaire à un clone de la nouvelle Passat pour autant, bien que la silhouette générale s’en rapproche. Le look de la nouvelle venue s’inscrit bien dans la veine des dernières-nées de la gamme Skoda. La face avant est devenue quasi verticale, la calandre et le regard rappellent l’Enyaq, l’ensemble est un peu plus athlétique que l’ultra-classique génération sortante. Bon, c’est surtout valable pour le Combi, gentiment élancé façon break de chasse. La berline reste plus conventionnelle, autant que peut l’être une grande berline à hayon.

Berline pour les pros, break pour la famille

Les dimensions ont encore pris quelques centimètres (+ 4 cm), pour atteindre 4,91 m de long (1 cm de moins pour le break, du fait de la différence de bouclier arrière). La Superb se place désormais en plein dans le segment des grandes routières, où seuls quelques constructeurs premium tiennent le coup… Mis à part la Toyota Camry star des taxis, les généralistes sont devenus rares en Europe sur ce créneau, principalement plébiscité par les gestionnaires de flottes, les taxis et VTC. Pour rappel, la précédente n’assurait qu’une minorité des ventes chez nous, face au break Combi. Aucune raison que la répartition ne s’inverse.

 


Skoda Superb (2024) : les routières sont sympas

Le break a gagné 4 cm (4,90 m), 20 l de coffre (690 l) et joue au break de chasse élégant. Le renouveau est plus flagrant pour la Superb Combi que pour la berline, toujours très classique.

Comme pour toute grande voyageuse, l’attention se porte d’abord sur les capacités d’accueil. Spécialité Skoda, l’espace à bord est toujours immense, mais ne marque pas de gros progrès marquant par rapport à la précédente (l’empattement reste inchangé, à 2,84 m). La garde au toit gagne un petit centimètre, voilà tout. En revanche, le coffre gagne encore quelques litres pour atteindre un volume XXL : 645 l pour la berline (banquette en place), 690 l pour le break, soit respectivement 30 et 20 l de plus. Dans les deux cas, l’ouverture est large et malgré la hauteur de chargement logiquement moindre sur la berline, la découpe du hayon ménage un accès très large. Banquette rabattue, la longueur dépasse les 2 m et le plancher est quasi plat. Notons la présence d’un vaste double fond sous le plancher, permettant de loger une roue de secours galette (c’est presque devenu une rareté).

Le point d’évolution le plus notable concerne le poste de conduite, et toute la partie avant. Par rapport à la très classique (et un peu froide) Passat, la cousine tchèque semble jouer avec l’ADN presque luxueux de ses aïeules d’avant-guerre. Rappelons que Skoda comptait parmi les constructeurs huppés de l’époque. Le rideau de fer et tombé depuis longtemps, et avec le concours de la maison-mère allemande, la Superb a retrouvé un peu de son lustre d’antan. Cossue, la Superb ! En tout cas dans les finitions haut de gamme Laurin & Klement, avec des inserts façon boiseries, du simili-cuir étendu, et le motif en grille qui court sur toute la largeur de la planche de bord. Un peu clinquant et attrape-poussière, mais original. L’ensemble présente bien, la finition est soignée mais certains plastiques sonnent creux, trahissant… la chasse au poids, et quelques économies.

Enfin, le grand écran central (15,1 pouces) est repris de la Passat, tout comme le combiné d’instrumentation (10 pouces) La Superb conserve en revanche trois grosses commandes rondes, dédiées à la climatisation, aux sièges chauffants et au volume : un bon point pour l’ergonomie et la rapidité de manipulation.

 


Skoda Superb (2024) : les routières sont sympas

Les écrans et la technologique embarquée sont partagés avec la Volkswagen Passat. Mais l’habitacle Skoda est plus chaleureux, et plutôt raffiné dans cette exécution supérieure Laurin & Klement. Comme toujours, l’espace est gigantesque.

Moteurs : Diesel, hybride… gamme variée mais simplifiée

Pas de surprise côté motorisations, la Superb hérite des dernières évolutions introduites sur d’autres modèles du groupe (et dérivées de mécaniques existantes). La berline va au plus simple, en ne proposant que deux moteurs : le 4 cylindres 1.5 essence doublé d’une micro-hybridation 48V, développant ici 150 ch (bloc déjà connu sur les Golf, Tiguan, Audi A3…), ainsi que le 2.0 TDI de même puissance.

Le break Combi a droit à une gamme un peu plus étoffée. A ces deux moteurs s’ajoutent une évolution de 193 du 2.0 TDI, pourvu d’une transmission intégrale (non permanente type Haldex, comme sur les autres modèles partageant cette plate-forme), et surtout un hybride PHEV de 204 ch. Principales évolutions par rapport à la précédente Superb plug-in : la partie thermique est désormais assurée par le 1.5 TSI, en remplacement du 1.4, et la batterie est bien plus grosse. On dispose désormais de 25 kWh de capacité brute (19,7 kWh nette), permettant une autonomie électrique donnée pour environ 100 km en parcours mixte (hors voie rapide évidemment, où ce chiffre semblerait bien optimiste). Notons également que la boite manuelle disparait, toutes les versions étant dorénavant associées à la boite double embrayage DSG7 (DSG6 pour l’hybride PHEV).

Les tarifs de la nouvelle Superb, non encore dévoilés, seront annoncés début 2024. On peut aisément prévoir un prix d’appel d’environ 40.000 €, inflation logique compte tenu de la montée en gamme et des prestations supérieures de la motorisation d’entrée de gamme.    

 


Skoda Superb (2024) : les routières sont sympas

La face avant a gagné en caractère, un peu plus massive et anguleuse. En berline, la silhouette reste cependant très conventionnelle. Comme pour le break, le coffre progresse et atteint 645 l. Record côté bagages !

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