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quels défauts peuvent poser problème ?

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La nouvelle R5 a été très bien accueillie. Mais tout n’est pas parfait dans sa recette. Si le modèle a de nombreuses qualités, voici ce qui peut coincer… et comment Renault peut le faire oublier.

La 5 a fait son grand retour. Et à en juger par les réactions enthousiastes, Renault a réussi son coup. La nouvelle citadine électrique du Losange part avec un gros avantage, son design.

Ce n’est pas sa seule qualité. Lorsque nous sommes montés à bord en avant-première, nous avons aussi apprécié la présentation intérieure soignée et le beau contenu technologique. La base technique est aussi prometteuse. D’ailleurs, pour Luca de Meo, directeur général de Renault, cette R5 serait carrément la meilleure petite voiture électrique au monde !

La R5 est-elle parfaite ? Pour le savoir, on attendra d’en prendre le volant dans quelques mois. Mais lors de notre découverte statique, nous lui avons trouvé quelques défauts, qui seront plus ou moins gênants pour la clientèle.


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L’habitabilité

C’est clairement un aspect qui nous a frappé lors de notre première découverte de la R5. A l’arrière, l’espace aux jambes est limité. De plus, il n’est pas aisé de glisser ses pieds sous les sièges avant pour être un peu plus à l’aise. La banquette n’est donc pas très accueillante pour les adultes. Il faut toutefois rappeler que Renault a fait le choix d’un petit gabarit pour sa R5, qui s’étire sur 3,92 mètres, quand les dernières Clio dépassent les 4 mètres. Cela se répercute forcément à bord.

Quelle parade pour Renault ?

Déjà, la R5 est une citadine, il faut donc replacer son utilisation dans ce contexte. En clair, elle n’a pas vraiment été pensée pour transporter régulièrement quatre adultes pour des longues distances. Assurément, elle sera utilisée par un ou deux adultes, avec un ou deux enfants, qui ne seront pas vraiment gênés par cette habitabilité.

Surtout, Renault a une vraie parade pour ceux qui trouvent la R5 exiguë. Il prépare déjà sa version plus familiale, un SUV urbain, dont le look s’inspirera de la 4L. Plus longue d’une vingtaine de centimètres, l’auto proposera bien plus de place à l’arrière.

Le coffre

Cela va de pair avec l’habitabilité. Même cause, même conséquence. Si Renault met en avant un volume flatteur de 326 litres, dans la réalité, le coffre est pénalisé par un côté peu pratique. Le seuil haut forme un écart important avec le plancher tandis que la profondeur est réduite, ce qui complique le transport d’une grande valise. La modularité est simple, avec une banquette 60/40, mais elle forme une sacrée marche quand on la replie.

Quelle parade pour Renault ?

Comme pour l’habitabilité ! Ceux qui veulent plus de volume et d’aspects pratiques iront voir du côté de la nouvelle “4L”, qui promet plus de place pour les bagages et une modularité plus poussée.

Une version de base sans recharge rapide

La R5 sera lancée avec sa meilleure configuration technique, à savoir un bloc de 150 ch et une batterie de 52 kWh. Les variantes plus modestes et donc moins onéreuses arriveront par la suite. L’entrée de gamme aura une batterie de 40 kWh, donnant déjà une bonne autonomie de 300 km, avec un bloc dégonflé à 70 kW, soit 95 ch. Si Renault intégrera en série un chargeur AC 11 kW, cette variante à moins de 25.000 € n’aura pas de recharge courant continu.

Un aspect que vous avez été nombreux à critiquer. Il est vrai que la marque fait un choix risqué. Voire refait, car cela avait déjà été le cas pour la Megane électrique de base lors de son lancement. Et face aux nombreuses critiques, le Losange avait rapidement corrigé le tir, oubliant la base sans recharge rapide.

Quelle parade pour Renault ?

Le constructeur a visiblement pensé qu’avec une citadine, on pouvait faire sans recharge courant continu pour la version d’accès. Après tout, cette R5 à petit prix sera destinée à un usage urbain pour des clients qui n’ont pas vraiment besoin de la recharge rapide. Sur ce point, Renault a l’expérience de la Zoé et de la Dacia Spring, dont les clients font moins de 40 km par jour et rechargent donc une à deux fois par semaine chez eux.

Le problème pour Renault vient de la comparaison avec la nouvelle Citroën ë-C3. Celle-ci débute à 23.300 € avec un chargeur DC 100 kW. Tout est une question d’arbitrages pour avoir un prix plancher sous les 25.000 €. La R5 a en série un chargeur embarqué 11 kW, contre 7 pour la C3. Et la R5 devrait être un peu mieux dotée. On ne peut donc pas tout avoir sur un véhicule électrique à prix serré.

Renault a toutefois du temps pour faire évoluer sa position s’il voit que cela pose problème, car la variante 95 ch n’est finalement pas prévue en livraison avant 2025. De plus, dès le deuxième moteur 120 ch, on aura une recharge DC 80 kW (100 kW avec le bloc de 150 ch).

Des prix moins flatteurs que prévus ?

Le prix de départ à 25.000 € hors bonus a fait mouche. Reste qu’il concerne une version de base de 95 ch avec une autonomie de 300 km et sans recharge rapide donc, qui sera disponible dans un second temps. La R5 sera d’abord proposée avec la grosse batterie de 52 kWh et les finitions haut de gamme. On devrait donc être loin des 25.000 €. A quel point ? Le mystère est total et on espère ne pas déchanter.

Quelle parade pour Renault ?

Déjà, à n’en pas douter, à prestations et équipements équivalents, la R5 sera moins chère que la Zoé. On estime la baisse de prix à au moins 5.000 €, ce qui est déjà une étape importante pour rendre la voiture électrique accessible.

Surtout, Renault va faire oublier le prix catalogue grâce aux formules de location qui permettent de mettre en avant des loyers agressifs ! La Zoé est en ce moment affichée dès 200 € par mois, il ne fait guère de doute que la R5 sera mieux placée.

Un look coûteux ?

Pour la R5, Renault voulait un effet coup de coeur, il a donc soigné le look. Mission réussie. Reste que cela peut avoir des conséquences sur le porte-monnaie. Déjà, Renault fait le choix de généraliser les jantes 18 pouces, ce qui gonfle forcément le budget pneus ! Ensuite, les petits artifices de design peuvent faire grimper la note en cas d’accrochage. On pense par exemple à la signature lumineuse en quatre éléments, particulièrement exposée dans les boucliers. Autre exemple, le témoin de charge lumineux sur le capot est sympa, mais il le sera moins en cas de remplacement après un choc plus important.

 



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