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que vaut l’entrée de gamme ?

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Avec l’arrivée prochaine de son petit frère baptisé Aceman, la nouvelle génération de Countryman a toute la latitude pour prendre de l’ampleur afin de mieux servir les familles. Conçu sur la plateforme de son cousin le BMW X1, il compte désormais sur un bloc essence hybrid de 170 ch pour assurer le job en entrée de gamme. Une valeur sûre, mais quid de l’esprit Mini ?

Qu’il parait loin le temps où Mini faisait des Mini ! Le Countryman est certainement le meilleur symbole de ce changement d’époque. Pas moins de 33 cm séparent le modèle lancé en 2010 de la troisième génération aujourd’hui à l’essai (4,44 m). Le Countryman est devenu un véritable SUV compact jouant désormais dans la cours des Audi Q3, Mercedes GLA et BMW X1. Logique puisqu’il partage sa plateforme et la majorité de ses motorisations avec son cousin bavarois : des essence de 170, 218 et 300 ch (C, S et JCW), un Diesel de 163 ch (D) et même des moteurs électriques pour la première fois, avec les versions E et SE fortes de respectivement 204 et 313 ch. A peu près tout le monde devrait y trouver son compte. Après notre essai de la sulfureuse version JCW, nous nous sommes donc intéressés à la version d’entrée de gamme essence baptisée Countryman C, qui devrait représenter la majorité des ventes.

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Mini Countryman, l’alternative à la côte Argus.

Mini Countryman – Trop gros ?

Plusieurs constats sautent immédiatement aux yeux en rencontrant la nouvelle génération de Countryman. Le premier concerne évidemment son gabarit devenu bien plus imposant. Qu’il parait long ! En fait, les proportions s’étirent tandis que les courbes de la carrosserie perdent en rondeur. On remarque ainsi que les surfaces vitrées deviennent plus verticales et que les roues ne sont plus vraiment aux quatre extrémités de la caisse avec l’imposant porte-à-faux arrière. En somme, l’habitabilité est désormais clairement privilégiée à l’originalité et au sex-appeal.

Pourtant, le charme continue d’agir au travers des codes stylistiques de la marque. Le nouveau regard notamment (désormais Matrix LED) devient plus carré, mais toujours sympathique, combiné avec l’imposante calandre aux bord arrondis. On retrouve également le pavillon contrasté intégrant dorénavant un montant arrière flottant. Tandis que côté hayon, les optiques toujours bien verticales affichent une signature lumineuse personnalisable (trois types). Pas de doute, le Countryman s’est clairement embourgeoisé, il mise aujourd’hui sur une certaine élégance, mais il reste bien identifiable au sein de la gamme Mini.

Mini Countryman – Toujours très orignal !

Avec un style extérieur devenu si sérieux, le contraste n’en est que plus saisissant une fois à bord où l’on découvre un environnement dans la trempe de ce que l’on attend d’une Mini moderne. Ultra fun et original ! Pourtant, face aux précédentes générations, le mobilier a été entièrement revu avec une planche de bord particulièrement épurée, désormais dépourvue de bloc d’instrumentation. Celui-ci est remplacé par un simple écran translucide escamotable, sur lequel viennent se refléter les informations nécessaires à la conduite à la façon d’un affichage tête haute.

Une excellente idée pour faire la part belle à un superbe écran central de 24 cm de diamètre, exploitant la technologie OLED. Pièce maitresse de l’habitacle, cet écran rond et très fin se révèle aussi fluide que contrasté, mais également personnalisable à souhait (voir notre diaporama) pour une ambiance à la carte totalement exclusive. Du jamais vu dans la catégorie, ni nulle part ailleurs. On adore, au même titre que quelques détails de finition, comme la petite sangle en tissu faisant office de branche verticale au bas du volant. Les commutateurs de démarrage, de commande de boîte et de modes de conduite sont également très sympas. Tout comme la planche de bord gainée d’un tissu en harmonie avec la teinte de carrosserie et de la sellerie (voir panneaux de portières). Même les sièges arborent un dessin particulièrement chic. Du premium cool en somme ! Dommage que la présence de quelques plastiques rigides peu flatteurs en partie basse ternisse un peu le tableau. Pour le coup, Mini ne nous avait pas habitué à ça. Et il en est tout autre à bord d’un BMW X1.

Ceci dit, à l’usage rien ne manque pour voyager confortablement en famille, avec de nombreux petits rangements et un accoudoir central coulissant, très pratique au regard de la position de conduite relativement dominante et verticale. A l’arrière, l’augmentation de l’espace au jambes (+4 cm) et de la garde au toit (+10 cm) permet d’accueillir mieux que jamais les occupants, tout en intégrant un vaste toit ouvrant panoramique. La banquette fractionnable 40/20/40, inclinable sur 12 degrés et coulissante sur 13 cm permet quant à elle de moduler le volume de chargement de 460 à 1.450 litres. Largement de quoi faire donc.

Retour sur l’actualité automobile de la semaine – Extrait TURBO du 30/10/2016

Mini Countryman – C’est un BMW X1 alors ?

Côté mécanique, on constate que notre petit trois cylindres 1.5 turbo de 170 ch sied parfaitement avec l’esprit dynamique du Countryman. La micro-hybridation 48V intégrée à la boite DKG7 se révèle bien sensible lors des démarrages et phases d’accélération. Agréable. Et avec un couple maxi de 280 Nm plutôt généreux, les montées en régimes sont volontaires, l’allonge est étonnante, et on retrouve même un caractère un peu rageur. Un choix rationnel au regard des performances (0 à 100 km/h en 8,3 s) et de la consommation homologuée à 5,8 l/100 km en cycle mixte WLTP (constatée à 6,8 l/100 km en moyenne). De quoi limiter le malus (de 400 à 1.074 euros selon les équipements). Notre Countryman échappant à la taxe au poids grâce à son hybridation.

Bonne nouvelle : même doté de la motorisation d’entrée de gamme, la philosophie Mini se retrouve également assez bien à la conduite. En effet, la suspension assez raide rend notre Countryman de 1.620 kg plus agile qu’il n’y parait. Le maintien latéral est suffisant pour apporter le dynamisme attendu en ville. Pas de miracle néanmoins avec une hauteur de caisse si élevée qui implique une petite prise de roulis en courbe en conduite dynamique. Aux limites du châssis on décèle également quelques petites pertes de motricités. Ceux qui considèrent encore le Countryman comme un petit SUV à caractère sportif gagneraient à s’orienter vers les versions S et JCW (4RM). Pour les autres, cette version C représente un excellent compromis au quotidien, avec son amortissement digérant très bien les irrégularités de la route. En renonçant aux jolies jantes de 19 pouces, il est même encore possible d’améliorer nettement le confort.

Mini Countryman – Les tarifs 

Evidemment, les prix du nouveau Countryman grimpent proportionnellement avec la hausse de son gabarit. L’inflation est conséquente avec un tarif démarrant à partir de 40.000 euros. Mais ses nouveaux concurrents, Audi Q3, Mercedes GLA et BMW X1 s’affichent encore plus chers (+2.500 à +4.500€ en moyenne), pour un esprit moins familial mais un niveau de finition globalement supérieur. Aucune chance quoi qu’il en soit d’hésiter, tant les prestations diffèrent. Le Countryman reste clairement une Mini dans l’âme, donc un modèle très clivant.

Titre fiche technique

Fiche technique

Fiche technique

Modèle essayé : Mini Countryman C
Dimensions L x l x h 4,44 x 1,84 x 1,66 m
Volume mini / maxi du coffre 460 à 1.450 litres
Poids à vide 1.620 kg
Moteur thermique 3 cylindres essence 1.5 litre turbo 170 ch
Boîte de vitesses DKG7
0 à 100 km/h 8,3 s
Consommation mixte 5,8 l/100 km (WLTP) – 6,8 l/100 km (constatée)
Rejets de CO2 133 g/km
Malus 400 euros
Tarif à partir de 40.000 euros



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