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près de 18% des stations-service en manque d’essence ou gazole, des raffineries toujours bloquées

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La pénurie en carburants que connaissent davantage les départements de l’ouest et du sud grandit en raison de la poursuite des blocages dans de nombreuses raffineries, alors qu’une neuvième journée de contestation est enclenchée ce jeudi.

« Les blocages, il faut pouvoir les lever. » Interrogé hier sur la réforme des retraites, Emmanuel Macron s’est brièvement exprimé au sujet de la pénurie de carburants, largement entraînée par des raffineries à l’arrêt et une part de grévistes qui en privent l’accès aux camions. Dans le même temps, 14% des stations-service connaissaient hier des problèmes d’approvisionnement. Mais la situation s’aggrave ce jeudi, en ce neuvième jour d’opposition, et de grève.

Près de 9% des pompes à sec

D’après les derniers chiffres communiqués par France Info, 8,8% des pompes sont déjà à sec et 17,9% affichent un manque d’au moins un carburant. Tous les sites de France ne sont pas concernés, mais la situation se tend, avec la crainte de revivre les problèmes d’octobre dernier, quand la moitié des stations de l’Hexagone étaient touchées par la pénurie.
À 9h, 974 stations étaient en rupture totale et 1 277 en rupture partielle, selon les données participatives publiées sur penurie.mon-essence.fr. Et « la pénurie de carburant va s’intensifier » soutient Emmanuel Lépine, secrétaire général de la CGT à la Fédération national des industries chimiques.

Elle est déjà alarmante dans les Bouches-du-Rhône, où 50% des stations ne distribuent ni essence ni diesel et 66% des stations en pénurie d’au moins un carburant. La Loire-Atlantique (61,6%), l’Ille-et-Vilaine (60%), le Gard (55,4%) et la Vaucluse (52,4%) sont aussi lourdement touchés.

Restrictions et accès prioritaires

Dans ce contexte, plusieurs départements ont pris la décision de limiter la distribution de carburants à la pompe. C’est le cas de l’Ariège (32,4% des stations en difficulté), le Vaucluse les Alpes-de-Haute-Provence ou encore les Alpes-Maritime, qui restreignent la vente d’essence ou de diesel à 30 litres par automobiliste, 120 litres pour les poids-lourds.

Remplir des jerricans y est également interdit.

Des pompes accueillent même les professions prioritaires (gendarme, police, santé…) dans des files réservées afin qu’elles puissent se déplacer et exercer, comme dans les Bouches-du-Rhône. Une demande dans le même sens a aussi été adressé au préfet par les infirmiers de la Dordogne, alors qu’aucune station n’y soit encore en pénurie.

Les blocages en raffinerie se poursuivent

Mardi et mercredi, certains automobilistes attendaient désespérément que leur station-service, dans de très longs embouteillages à même la route, ouvre ses portes. Une chance qui a souri aux plus patients à Saint-Cyr-sur-Mer (Var), quand un camion-citerne est arrivé pour remplir les cuves.

Mais peu de poids-lourds parviennent à accéder aux raffineries, où la grève reconductible à entraîner arrêts de production, barrages dressés et situations tendues. Après les premières réquisitions imposées par l’État au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, des incidents et violences se sont produits. « Si on le décide, on le reprendra » prévient Olivier Mateu, secrétaire de l’union départementale de la CGT dans les Bouches-du-Rhône.

En France, seule une raffinerie TotalÉnergies sur quatre est en fonctionnement. Les deux sites d’Esso-ExxonMobil tournent encore : celui de Fos-sur-Mer en débit minimal et celui de Gravenchon (Seine-Maritime). Les expéditions de carburants restent néanmoins bloquées dans ces deux raffineries.



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