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Neta SS, les constructeurs chinois se lancent dans le break électrique

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Neta SS

Depuis de longues années, le break est resté une spécialité très européenne. Mais les clients comme les constructeurs chinois s’y intéressent de plus en plus.

Neta SSDepuis de longues années, le break est resté une spécialité très européenne. Mais les clients comme les constructeurs chinois s’y intéressent de plus en plus.

Historiquement, les breaks ont d’abord été l’apanage des constructeurs américains, des années 50 aux années 70. Avec des modèles légendaires comme les Ford Country Squire, Chevrolet Kingswood, Pontiac Safari, Oldsmobile Custom Cruiser, AMC Ambassador… Autant de véhicules proposant parfois des prestations inédites qui ont été purement et simplement tués par… le monospace, lui-même éliminé par le SUV.

En Europe, ce type de véhicule a longtemps été considéré comme trop proche de l’utilitaire. Jusqu’à ce que des marques comme Mercedes, puis Audi ou BMW ne s’y penchent et ne lui donnent ses lettres de noblesse. Depuis les années 90, le break est devenu tendance. Moins déménageur, plus sportif, il a résisté au monospace, mais pas au SUV. De nombreux constructeurs ont déjà retiré ces modèles de leur catalogue, d’autres s’apprêtent à le faire, et même les spécialistes du genre hésitent sur la conduite à tenir.


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Et si la Chine sauvait le break

Du côté de la Chine, le break n’a pour le moment jamais vraiment fonctionné. Au début des années 2000, Buick a réussi à vendre la Sail break, dérivée d’une ancienne Opel Corsa, mais sur un marché encore balbutiant. Plus récemment, SAIC a proposé le Roewe i5, vendu chez nous en tant que MG5. Des volumes corrects, mais une voiture en réalité presque uniquement visible sous forme de taxi… Des clients plus excentriques s’offrent des Passat break ou des BMW Série 5 Touring… importées au compte-gouttes.

Mais à la surprise générale, la Nio ET5 Touring se vend plutôt bien. Lancé en juin, le break a immédiatement dépassé le volume de ventes de la berline, pour finalement représenter 1/3 des ventes annuelles de l’ET5. Et comme toujours en Chine, le succès attire l’œil des rivaux, qui préparent leur réplique.

Le premier à dégainer se nomme Neta. Il dévoilera au salon de Pékin le 26 avril la Neta SS, dérivée de la berline Neta S. Ce modèle sera bien entendu dans les bagages de la marque qui a prévu de débarquer en Europe avant la fin de l’année. Il pourrait pour l’occasion être avisé de changer de nom. La gamme prévue pour l’Europe devrait également comporter le coupé Neta GT, sur la même base et qui défie lui aussi les statistiques.

D’autres constructeurs chinois sont prêts à s’engager sur la voie du break. C’est en particulier le cas de Denza et de Zeekr. Deux marques qui veulent, elles aussi, leur part du marché européen. Pour sa part, Volkswagen a bien prévu de produire et vendre son ID.7 Tourer en Chine.



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