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Lexus sait encore faire des moteurs

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Le Lexus RX, renouvelé l’an dernier avec l’arrivée de cette cinquième génération, reste discret sur nos routes face aux stars du genre. Le grand SUV japonais semble pourtant outillé pour dépasser le rôle de modeste outsider. La version 500h de 371 ch, au sommet de la gamme, atteint même un niveau de dynamisme inattendu. Notre essai.

Chez nous, la carrière du Lexus RX reste en retrait de ses rivaux directs BMW X5, Mercedes GLE, Audi Q8 et autres Volvo XC90. Sans surprise, sur le créneau des gros SUV premium qui flirtent avec les factures à 6 chiffres, Lexus n’a pas la notoriété « béton » des allemands précités. L’image est pourtant solide, et le RX y a largement contribué. Rappelons que le premier RX, lancé en 1997, était avec le Mercedes ML l’un des premiers SUV huppés du marché. Pionnier également en matière d’hybride, dans la catégorie, en profitant du savoir-faire Toyota. La cinquième génération met justement un point d’honneur à cultiver cette spécialité maison.

 


ESSAI – Lexus RX 500h (2024) : Lexus sait encore faire des moteurs

Le style Lexus s’est un peu assagi mais tranche toujours avec ce que l’on trouve habituellement chez les gros SUV de cette catégorie. Rien de classique, le RX se remarque… et reste rare sur nos routes, malgré une belle carrière à l’échelle mondiale.

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Lexus RX, l’alternative à la côte Argus.

Comme l’ensemble de la gamme Lexus, le RX est uniquement disponible avec deux motorisations hybrides : le 450h+ hybride plug-in (309 ch, avec un 4 cylindres atmosphérique de 2,5 l partagé avec le NX), ainsi que le 500h, hybride classique cette fois, qui fait office de vitrine technologique pour Lexus. Bref, il est bon de rappeler qu’en marge du petit LBX tout juste présenté (basé sur la Toyota Yaris Cross, pour mémoire), Lexus est toujours capable d’opérer dans son domaine de prédilection : à l’instar de la limousine LS, le RX est donc gros (4,89 m), puissant, raffiné et confortable.

Un « demi-V8 » qui chante juste

Plus de V6 sous le capot, mais un gros 4 cylindres de 2,4 l de 272 ch à lui seul, dopé par un turbo costaud et associé à une vraie boite automatique (6 rapports). Deux moteurs électriques, un par essieu (87 ch avant, 103 ch arrière), complètent la mécanique et apportent un surcroit de puissance conséquent : on dispose au total de 371 ch en puissance combinée, et le couple maximal s’élève à 645 Nm. Impressionnant !

 


ESSAI – Lexus RX 500h (2024) : Lexus sait encore faire des moteurs

L’intérieur du RX s’inspire de l’agenement du récent NX. On trouve un grand écran de 14″ soigné, l’ergonomie a nettement progressé depuis la précédente génération, et la finition est toujours exemplaire : rien à envier aux allemands.

Au-delà des chronos, franchement énergiques et surprenants pour un mastodonte de 2,1 tonnes (6,2 s de 0 à 100 km/h, c’est presque sportif), la bonne surprise vient du fonctionnement de l’ensemble moteur-boite. Le RX reçoit ici une vraie boite 6 rapports, bien plus plaisante à l’usage que les transmissions CVT qui sont légion chez Toyota / Lexus. Du moins, il passe de vrais rapports, comme on l’entend habituellement, à des régimes classiques (sans donner l’impression de s’emballer dans les tours), et tout en douceur ! Ce fonctionnement feutré au possible s’accompagne, pour une fois, d’une sonorité tout à fait plaisante et jamais envahissante, même en forte sollicitation. Le grondement rauque, bien qu’un peu artificiel (l’échappement chante plus que le moteur !), fait son effet. Rien de brutal dans l’ensemble : ce RX tourne finalement comme une grosse GT (trop) haut perchée.

Comme souvent au volant de ce type d’hybride, l’électrification sert au moins autant les performances que la sobriété… presque secondaire, finalement, dans le cas présent. Les phases de conduite en tout-électrique sont brèves (quelques centaines de mètres à faible allure, 50 km/h maximum) et visent avant tout à soulager le 4 cylindres lors des phases les plus demandeuses. Ou lorsque la situation de conduite le permet, en ville notamment : c’est d’ailleurs en parcours urbain, ou péri-urbain à rythme modéré, que son intérêt à la pompe est réellement concret. Sur voie rapide, surtout en profitant de son punch généreux, c’est moins brillant (facilement 11 l /100 km). Pas catastrophique, cela dit, pour un SUV de de poids offrant ce niveau de performances : notre essai s’est soldé par 10 l/100 km de moyenne sur un parcours mixte, à rythme civilisé mais sans retenue particulière.

 

Lexus RX, le SUV qui voulait changer son image – Essai TURBO du 18/09/2022


ESSAI – Lexus RX 500h (2024) : Lexus sait encore faire des moteurs

Malgré ses dimensions et son poids imposants, le RX fait preuve d’un comportement relativement dynamique. On apprécie surtout l’agrément du gros 4 cylindres, combiné à deux puissants moteurs électriques… et enfin, une vraie boite auto !

Presque sportif ?

Contrairement au RX 450h+ qui embarque une grosse batterie de presque 20 kWh, le système du 500h se compose d’une petite batterie de 1,9 kWh placée sous les sièges arrière. Il n’est pas beaucoup plus léger pour autant : seulement 10 kg de moins. A 2.100 kg à vide, ce grand gabarit présente toutefois un comportement étonnamment dynamique. Il faut dire que Lexus a mis les petits plats dans les grands, avec des roues arrière directrices (pour une fois, le feeling n’est pas si artificiel) et une suspension pilotée calibrée juste comme il faut. Les mouvements de caisse sont contenus, sans fermeté excessive, et les réactions sont progressives. Peu de roulis, quasiment aucun pompage, à la manière d’un BMW X5 en configuration sportive. Ou mieux ? Peut-être, vu le confort de roulement, particulièrement bien filtré en dépit des grosses jantes de 21 pouces.

Ce tempérament, efficace et rassurant, on le doit aussi à la transmission intégrale présente d’office sur le RX 500h. Notons que le système est non-permanent, dépourvu d’arbre de transmission, assuré par le moteur accouplé au train arrière.

 


ESSAI – Lexus RX 500h (2024) : Lexus sait encore faire des moteurs

Principal problème du RX 500h : son prix, élevé, et le malus français qui atteind des sommets injustifiés cette année. Tout est fait pour orienter vers le PHEV, même si ce choix n’est pas toujours judicieux.

Attention, Malus explosif

Le RX 500h est uniquement proposé en version supérieure F Sport Executive, d’esprit plus sportif que le niveau d’entrée de gamme en 450h+… et très richement équipée. On y trouve des sièges typés baquet au bon maintien, une sellerie cuir de très bel aspect et des matériaux de premier choix. Rien ne respire l’économie, qu’il s’agisse des assemblages ou de la finition pointilleuse. Chose devenue rare, on trouve même de la feutrine dans les bacs de portes, l’intérieur des poignées… premium, ici, cela veut dire quelque chose ! A l’arrière, deux adultes sont royalement reçus : la place ne manque pas, idem pour les bagages (612 l). En revanche, pas de version 7 places, contrairement à la plupart des rivaux qui proposent une troisième rangée.

L’équipement est du même registre, luxueux : tant en matière de confort (sièges ventilés / chauffants, banquette électrique) que du contenu techno (interface média complète, excellent système audio Mark Levison) ou des aides à la conduite (caméras 360, affichage tête haute couleur, alerte de trafic arrière). C’est heureux, vu les tarifs pratiqués. Le RX 500h fait payer ses talents 99.200 €, soit 2.600 € de plus que l’hybride PHEV. Pour ne rien arranger, hybride n’est pas synonyme de joker face à notre malus national : à 184 g, il impose 30.624 € de rallonge fiscale depuis début 2024 ! A moins d’avoir trois enfants, la parade… Le problème, c’est que la concurrence propose à des tarifs comparables des modèles PHEV, souvent plus puissants, qui échappent à cette ridicule pénalité. Outre les rivaux précités, mentionnons également les Volkswagen Touareg et Range Rover Sport.        

 

Titre fiche technique

FIche technique Lexus RX (2024)

Fiche technique

Modèle essayé : Lexus RX 500h F Sport Executive
Dimensions L x l x h 4,890 x 1,920 x 1,695 m
Volume mini du coffre 612 l
Empattement 2,850 m
Poids à vide 2.100 kg
Motorisation Hybride, 4 cylindres essence turbo 2.393 cm3 + 2 moteurs électriques
Puissance combinée – couple maximal 371 ch – 645 Nm
0 à 100 km/h – vitesse maximale 6,2 s – 210 km/h
Consommation annoncée – relevée 8,3 l – 10,2 l / 100 km
Tarifs Modèle essayé : 99.200 € (à partir de 93.400 €)



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