News & Reviews

les véhicules Crit’Air 3 auront-ils le droit de rouler jusqu’à fin 2024 ?

168


L’interdiction des véhicules Crit’Air 3 dans la Zone à faibles émissions (ZFE) du Grand Paris pourrait être encore décalée à la fin de l’année 2024, après les Jeux Olympiques. Une proposition mise en avant par Patrick Ollier, président de la métropole.

Initialement prévue au 1er juillet 2022, puis au 1er juillet 2023, l’interdiction des véhicules Crit’Air 3 au sein de la Zone à faibles émissions (ZFE) du Grand Paris sera-t-elle repoussée finalement à la fin de l’année 2024 ? C’est en tout cas le souhait du président de la Métropole du Grand Paris (MGP), Patrick Ollier, qui va proposer bientôt ce report aux élus de la collectivité francilienne.

Attendre les JO

Selon les informations du Parisien, le président de la métropole préfère attendre que les Jeux Olympiques qu’accueille Paris à l’été 2024 soient passés avant d’instaurer cette nouvelle mesure qui rendra plus restrictive la zone de circulation au sein du Grand Paris.

Cette mesure vise à interdire à la circulation les véhicules les plus polluants, autrement dit les voitures diesel d’avant 2011, et les voitures essence d’avant 2006, y compris à l’intérieur de l’A86.

Pourquoi ce choix ? Dans quelques mois, ce serait près de 380 000 véhicules qui seraient bannis de la ZFE, du lundi au vendredi de 8h à 20h, ce qui reste compliqué à envisager dans un contexte de crise sociale, économique mais aussi énergétique exacerbée en ce début d’année.

Beaucoup de Crit’Air 3 en Seine-Saint-Denis

De plus, dans la Métropole du Grand Paris, de nombreux foyers modestes n’ont que cette alternative aux transports en commun pour se déplacer, bien souvent avec un véhicule ancien et donc moins propre.

Nos confrères précisent que c’est en Seine-Saint-Denis que l’on retrouve « le plus grand nombre de voitures » arborant la vignette Crit’Air 3. À La Courneuve, cela toucherait « plus d’un véhicule sur deux » selon le quotidien.

Dans l’interview accordée au Parisien, Patrick Ollier explique ne pas avoir imaginé un tel contexte pour les automobilistes français au moment où le calendrier d’interdictions avait été établi, en 2018. Ce sont même, selon lui des difficultés « beaucoup plus complexes que celles qu’on avait imaginées […], des problèmes de vie, de souffrance de foyers qui n’ont pas les moyens d’acquérir un véhicule dans le contexte de l’inflation d’aujourd’hui ».

Des aides loin d’être suffisantes

Pourtant, les « aides conséquentes » mises en place par la métropole selon son président semblent rester insuffisantes pour accompagner les foyers les plus modestes pour changer de véhicule : 16 000 euros pour les foyers non-imposables qui voudraient s’offrir une voiture d’occasion, 6 000 euros de plus pour un véhicule neuf.

« Nous avons mis en place des aides [et] on a dépensé 18 millions d’euros et aidé 4 000 foyers à avoir un véhicule propre. » Un sursis de plus à venir donc pour les Crit’Air 3 ?



Lien vers la source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus