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le Monsieur Plus des SUV hybrides et électriques

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Le SUV urbain gagne 14 centimètres en longueur, au bénéfice de l’espace à bord… et des tarifs. 

Dans la vie, on peut avoir du succès sur deux tableaux. En témoigne la première génération du Hyundai Kona. Après cinq ans de carrière, ce SUV urbain figurait l’an dernier dans notre pays à la fois dans le Top 10 des immatriculations en électrique et dans le Top 15 des véhicules hybrides. 

Hyundai Kona EV 2023

Hyundai Kona EV 2023

Hyundai Kona 2023 : l’extérieur

Hyundai nous a donné l’occasion d’approcher la deuxième génération lors d’une présentation statique, à Berlin (Allemagne). La face avant innove avec le capot très lisse et la ligne de LEDs faisant office de feux de jour. Comme sur le Kona 1.0, les vrais projecteurs restent en rase-mottes. Les pixels sur le bouclier et dans la rampe lumineuse sont l’apanage de la version électrique. De profil, l’engin est nettement plus convenu, même s’il porte la fameuse ligne inclinée qui caractérise désormais le design des SUV de la marque et s’autorise des passages de roues très carrés. 

Ce qui ne se voit pas (trop), ce sont les 14 centimètres supplémentaires en longueur. Le Kona électrique passe ainsi de 4,21 m à 4,35. Ceci en fait l’un des costauds de son segment, face, par exemple, au Peugeot e-2008 (4,30 m). Si vous n’êtes pas trop exigeant(e)s avec la notion de SUV ou non, vous pourrez également classer la Renault Mégane électrique (4,21 m) ou la MG4 (4,29 m) dans votre panier de concurrentes. 


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Hyundai Kona 2023 : l’intérieur

Ce mieux disant profite surtout aux passagers. Les places arrière sont généreuses et l’assise nous a semblé plutôt traditionnelle (pas d’effet transat), au bénéfice du confort. La banquette est quasi-plate, permettant de loger un cinquième passager sans douleur. On peut par ailleurs placer les pieds sous les sièges avant, faisant gagner encore de l’espace. À bord de l’hybride, le tunnel de servitude est des plus discrets.  

Le coffre se montre tout aussi serviable, avec 466 litres tant sur l’hybride que sur l’électrique. Un volume parmi les meilleurs dans un véhicule de cette longueur, d’autant que la version électrique ajoute un frunk offrant une trentaine de litres supplémentaire. 

Toujours à bord, le conducteur ou la conductrice retrouvent la configuration horizontale des Ioniq 5 et Ioniq 6, avec deux écrans de 12,3 pouces. L’ensemble est riche et lisible, mais pas ultra-rapide lorsque l’on sollicite la navigation tactile. La console centrale se distingue par son vaste rangement. Dans cette zone, les porte-gobelets sont amovibles en une touche. Pratique. Le choix des rapports s’effectue via un satellite situé en bas à droite du volant, à nouveau comme sur les Ioniq 5 et 6. 

L’info utile

Les Hyundai Kona hybrides arrivent en bateau de l’usine d’Ulsan (Corée du sud). La déclinaison électrique est en revanche made in Europe, puisqu’elle sort des chaînes du site de Nošovice, en République tchèque.

 

L’info (pas très) utile

L’appellation Kona est une référence à un district situé à l’ouest de l’île principale de l’archipel d’Hawaï. Les Hyndai Tucson ou Santa Fe tirent également leur nom de lieux exotiques américains.

Hyundai Kona Hybrid 2023

Hyundai Kona Hybrid 2023

Hyundai Kona 2023 : la mécanique

Côté hybride, la marque maintient sa motorisation. Le 4 cylindres en ligne « seize cent » fonctionnant selon le cycle Atkinson devrait toujours procurer davantage d’économies que de caractère. Il travaille toujours en symbiose avec un moteur électrique et une petite batterie lithium-ion de 1,56 kWh. L’ensemble génère 148 ch et demeure associé à une boîte de vitesse robotisée à 6 rapports. 

Côté électrique, la machine synchrone à aimants permanents est toujours placée sur le train avant. Le moteur développe jusqu’à 218 ch. Pour l’amicale des économies d’énergies, c’est fromage et dessert, puisque ses membres bénéficient à la fois de palettes réglant la régénération et de la conduite à une pédale (n’ayant pas encore effectivement conduit le véhicule, nous ne savons pas encore si le lever de pied conduit à l’arrêt total). 

Deux niveaux de batterie figurent au catalogue : 48,4 kWh et 65,4 kWh. Nous écrivons ici en capacité utilisable. Les cellules lithium-ion (nickel manganèse cobalt) sont fournies par LG, un autre célèbre chaebol coréen. L’autonomie WLTP annoncée est encore provisoire : Hyundai avance un rayon d’action allant de 342 à 490 km. La conso moyenne devrait osciller entre 15 et 16 kWh/100 km dans le cycle d’homologation. Mon collègue Soufyane est déjà prêt à vérifier ces affirmations sur son parcours témoin…

Hyundai Kona N-Line 2023

Hyundai Kona N-Line 2023

Le gang des gros kilométrages sera en revanche déçu : contrairement à la gamme Ioniq, cet engin n’adopte pas l’architecture 800 volts et ses câbles à haute tension. La puissance de rechange culminera à 103 kW en crête, autorisant (en théorie) un passage de 10 à 80 % en 41 minutes si vous avez bien pensé à activer le pré-conditionnement. Vous aurez donc largement le temps de finir votre sandwich. 

Hyundai Kona 2023 : les prix et l’équipement

Les tarifs ne sont pas encore définis à 100 % à l’heure où nous écrivons ces lignes. Mais la branche française du constructeur nous laisse entendre que le prix d’attaque s’établira autour de 34 000 euros en hybride, avec une dotation très correcte dès le premier niveau de finition. Les représentants de Séoul nous indiquent aussi que toutes les versions électriques seront éligibles au bonus écologique, fixant le plafond pour la finition la plus richement dotée à 47 000 euros (hors aides). Ne comptez pas trop sur des soldes surprises ou des promos dans le réseau pour alléger la facture, ce n’est pas trop le genre de la maison. 

Sur les finitions les plus élevées, on retrouvera la caméra 360°, la sellerie cuir et les tous les sièges chauffants. Hyundai propose également la fameuse prise V2L permettant de brancher votre trottinette électrique à votre voiture. 

Les versions hybrides arriveront sur nos routes au début de l’été tandis que l’électrique battra la campagne à la rentrée. Grâce à son positionnement et à son offre hybride + électrique, l’engin devrait reprendre au Tucson la couronne de véhicule le plus vendu de la marque en France. Et il pourrait bien rentrer dans le Top 20 des ventes… au classement général.


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Notre avis après cette première rencontre

Les plus :

  • Espace en hausse
  • Offre (toujours) hybride et électrique

Les moins :

  • Puissance de recharge
  • Tarifs (un peu) élevés



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