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le meilleur SUV familial ?

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Lancé en 2017, le Skoda Kodiaq s’est immédiatement imposé comme l’une des références dans la catégorie des SUV sept places grâce à son rapport prestations/prix imbattable. La deuxième génération à l’essai aujourd’hui consolide ses acquis en améliorant le niveau de raffinement et d’équipements. Elle en profite aussi pour accueillir de nouvelles motorisations, dans l’air du temps. Une véritable montée en gamme, tout en discrétion.

Vendu à plus de 840.000 exemplaires en sept ans de carrière, le Kodiaq poursuit sa route au travers d’une seconde génération revue de fond en comble. Cela ne saute pas aux yeux puisque l’on retrouve clairement l’ADN du grand SUV Skoda. Pourtant, pas un panneau de carrosserie n’a été conservé de la précédente génération. Le nouveau Kodiaq repose d’ailleurs désormais sur la plateforme MQB Evolution. Et ses proportions évoluent : +61mm de long et -23mm en largeur (4,758 x 1,864 m). 

En fait en détail, le nouveau Kodiaq conserve son regard sur deux étages, mais les nouveaux blocs optiques intégrant désormais la technologie Matrix LED sont situés un peu plus bas. La signature lumineuse évolue également avec un « bandeau éclairé » traversant l’imposante calandre (en finitions hautes). Tandis que de nouvelles écopes de refroidissement lacèrent le bouclier afin d’apporter davantage de caractère à la face avant.

Pas grand-chose de neuf côté profil à première vue, si ce n’est l’adoption de nouvelles jantes de 17 à 20 pouces selon la finition. Mais un œil averti remarquera que le montant arrière est désormais en alu brossé. La ligne apparait ainsi plus élancée et moderne. A l’arrière on note surtout l’adoption de nouveaux feux affutés, reliés par un bandeau (non lumineux). Une mise à jour tout en subtilité qui inspire le monde du premium. Et qui profite aussi à l’aérodynamisme de l’engin, annonçant un Cx de 0,28 (contre 0,32 auparavant).

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

Il est possible de connaitre la valeur de revente ou de reprise de votre véhicule grâce à la cote auto Turbo de votre Skoda Kodiaq, l’alternative à la côte Argus.

Skoda Kodiaq – Toujours le roi de l’habitabilité

On retrouve également nos marques à bord, bien que le mobilier ait entièrement été revu. Le Kodiaq suit la mode, en abandonnant la casquette d’instrumentation (il faut reconnaitre que Digital Cockpit de 10,25 pouces particulièrement contrasté n’en a plus vraiment besoin) et en intégrant le système multimédia de 12,9 pouces au sommet de la planche de bord. L’ensemble est épaulé par un affichage tête-haute. Une première pour le modèle.

L’ambiance quant à elle gagne clairement en élégance avec l’alliance de cuir brun et de plastique moussés (matériaux 100% recyclés). Parallèlement, l’ergonomie s’améliore avec la migration du levier de vitesse, désormais intégré sous forme de commodo au volant. De quoi libérer de la place pour des rangements au niveau de la console centrale. Notons d’ailleurs la présence d’une double boite à gants très pratique. 

Mais la nouveauté majeure concerne les trois molettes centrales regroupant l’ensemble des commandes indispensables en accès rapide (climatisation, modes de conduite, volume, sièges chauffants…). Un minimum d’adaptation se révèle nécessaire pour y voir une avancée en termes d’ergonomie. Mais à terme, ces « Smart Dials » simplifient en effet les manipulations, tout en apportant une petit touche Techno. Bien vu !

Fort de son grand empattement de 2,79 m, le Kodiaq reste l’une des références côté habitabilité, que ce soit en cinq ou sept places (option : 1.080 euros). Dans les deux cas le deuxième rang se révèle généreux en termes d’espace aux jambes et de garde au toit. L’assise centrale n’est toujours pas une place de choix, mais il est intéressant de noter que l’élément de rangement au sol est amovible afin d’offrir un plancher totalement plat. En outre, la banquette arrière 40/20/40 coulissante sur 18 cm permet de moduler le volume de coffre jusqu’à 910 litres en configuration cinq places (2.105 litres tous sièges rabattus).

Doté de sept places, le Kodiaq profite alors de strapontins escamotables en troisième rangée. Face à la précédente génération, la garde au toit s’améliore de 15 mm. C’est suffisant pour de grands enfants de plus d’1,80m. Mais l’assise basse impose néanmoins de voyager avec les genoux dans le menton. Et l’accès n’est pas le plus aisé qui soit. Dans ces conditions, le volume de chargement est annoncé à 340 litres. Un gain de 80 litres en moyenne (845 litres en cinq places et 2.035 litres en deux places). Là encore la modularité est bien pensée avec une banquette rabattable d’un tournemain, libérant un plancher parfaitement plat.

TURBO 35 ans – Le Skoda Kodiaq sur l’île de Kodiak en Alaska (2018)

Skoda Kodiaq – agile et confortable

En attendant la version hybride rechargeable baptisée iV qui arrivera en mai prochain avec une autonomie en 100% électrique annoncée supérieure à 100 km, nous avons essayé le nouveau Kodiaq dans ses deux versions d’entrée de gamme : en Diesel 2.0 TDI 150 ch et en essence 1.5 TSI 150 ch. Dans les deux cas en boîte DSG et en version 2 roues motrices (transmission 4×4 réservé au futur TDI 193 ch).

Idéal pour les gros rouleurs, le TDI 150 reste une valeur sûre pour transporter toute sa petite famille avec son couple généreux de 360 Nm. Energique et relativement discret, celui-ci annonce une consommation mixte WLTP de 5,3 l/100 km. En pratique nous avons constaté un petit 6,5 l/100 km en moyenne sans effort d’écoconduite et 6 l/100 km tout rond sur voie rapide. Le compagnon idéal des départs en vacances. 

Nous partions avec davantage d’aprioris concernant la version essence TSI 150. C’est la première fois que le Kodiaq est proposé en hybrid. Il inaugure le 4 cylindres turbo micro-hybrid 48V affichant seulement 250 Nm de couple maxi. Un peu juste au regard du gabarit de l’engin ? En fait, pas du tout ! Parfaitement à l’aise avec les 1.707 kg de notre Kodiaq, celui-ci offre les mêmes performances que le Diesel (0 à 100 km/h en 9,7 s) grâce à son couple délivré dès 1.500 tr/min. Une excellente surprise, d’autant que sa consommation est là encore excellente : 5,9 l/100 km en mixte WLTP et 6,3 l/100 km à notre compteur.

Autre surprise, l’excellent compromis entre confort et agilité. Nous l’avions déjà observé au volant de la Superb, Skoda a opté pour une philosophie plus dynamique qu’auparavant. Le résultat nous est apparu plus pertinent concernant le Kodiaq. Doté du nouvel amortissement piloté à deux soupapes, notre modèle d’essai TDI offre par défaut un très bon niveau de confort malgré ses imposantes jantes de 19 pouces. L’amplitude entre les modes Confort et Sport est bien marquée. Mais quoi qu’il en soit, le châssis assure une précision de conduite sans faille avec un train avant particulièrement mordant.

Cela dit, nous avons également pu constater que l’amortissement mécanique d’entrée de gamme fait déjà très bien le job sur notre TSI équipé de jantes de 17 pouces. Le filtrage des irrégularités est un peu moins bon, et quelques effets de résonnance peuvent apparaitre sur route déformée, mais les mouvements de caisse apparaissent tout aussi bien contenus en conduite dynamique. En fait, dans les deux cas le Kodiaq donne le sentiment d’être bien plus léger qu’il ne l’est !

Skoda Kodiaq – des tarifs en hausse

Le nouveau Kodiaq conserve son excellent rapport prestations / prix. La gamme démarre à partir de 43.970 euros en 1.5 TSI 150 (45.050 euros en 7 places). Ce qui apparait très correct aux regard des 42.590 euros réclamés par un Peugeot 5008 Puretech 130.

Beaucoup plus exclusif dans la catégorie, le Diesel 2.0 TDI 150 réclame quant à lui 48.470 euros (49.550 euros en 7 places). Une différence de prix importante face à la version essence. Mais aussi face au modèle au Lion affiché à 43.990 euros en BlueHDi 130.
 

Titre fiche technique

Fiche technique

Fiche technique

Modèle essayé : Skoda Kodiaq 1.5 TSI 150 ch Hybrid DSG7
Dimensions L x l x h 4,768 x 1,864 x 1,679 m
Volume mini / maxi du coffre 910 – 2.105 litres (5places) / 340 – 845 – 2.035 litres (7 places)
Poids à vide 1.665 kg (1.707 kg en 7 places)
Moteur 4 cylindres essence 1.498 cm3 de 150 ch et 250 Nm
Boîte de vitesses DSG7
Transmission Aux roues avant
0 à 100 km/h 9,7 s
Consommation mixte WLTP 5,9 à 6,6 l/100 km (6,1 à 6,8 l/100 km en 7 places)
Emissions de CO2 135 à 151 g/km (139 à 155 g/km en 7 places)
Tarifs à partir de 43.970 euros
Malus 540 à 2,370 euros (898 à 3.119 euros en 7 places)



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