News & Reviews

la norme Euro 7 sera moins sévère et à leur avantage

37



La pression constante exercée sur l’industrie automobile en matière de normes de pollution a suscité une révolte au sein de l’Union européenne. Face à l’influence grandissante des groupes écologistes à Bruxelles, les États membres de l’UE ont rejeté lundi 25 septembre une nouvelle proposition de durcissement des normes d’émission pour les voitures particulières. Ils craignent que de telles mesures ne compromettent les efforts considérables entrepris par les constructeurs pour réussir leur transition vers les véhicules électriques.

Une réglementation affaiblie

La norme Euro 7, initialement prévue pour 2025 en remplacement d’Euro 6, devait s’appliquer à tous les types de véhicules. Cependant, les États membres, soutenus notamment par la France et l’Italie, ont voté en faveur d’une réglementation moins stricte que celle proposée par la Commission européenne en novembre 2022. Ils ont souligné la nécessité de préserver la compétitivité de l’industrie automobile européenne, qui emploie 14 millions de personnes dans l’UE.

La proposition de la Commission visait à réduire de manière significative les émissions d’oxyde d’azote (NOx) et de particules fines des véhicules, en réponse aux préoccupations concernant la qualité de l’air en Europe. Cependant, l’industrie automobile avait averti que des normes plus strictes entraîneraient des coûts supplémentaires par véhicule, estimés à 2 600 euros, et pourraient mettre en péril la compétitivité et l’emploi.

Toutefois, les constructeurs automobiles ont obtenu gain de cause. Le Conseil européen veut désormais maintenir les normes existantes de la norme Euro 6e pour les voitures particulières et les utilitaires légers. Toutefois, les bus, les cars et les poids lourds devront respecter des seuils d’émissions à l’échappement plus stricts. 

Il est également à noter que la nouvelle norme inclura les particules issues de l’abrasion des freins et des pneus. Cette forme de pollution de l’air, jusqu’ici négligée, concerne non seulement les véhicules électriques, mais aussi leurs homologues thermiques ou hybrides.

Un débat entre environnement et économie

L’adoption de cette position a été critiquée par les défenseurs de l’environnement, tels que l’ONG Transport & Environment, qui estime que cette réglementation « affaiblie » compromet la qualité de l’air et privilégie les profits des constructeurs automobiles au détriment de la santé publique. Le Parlement européen doit encore négocier cette nouvelle réglementation, et il n’a pas encore pris position sur la question. Cependant, la décision des États membres illustre le délicat équilibre entre les objectifs environnementaux et les préoccupations économiques dans la transition vers la mobilité électrique.

L’Union européenne a déjà fixé l’objectif de mettre fin à la vente de voitures neuves à moteur essence et diesel d’ici 2035, au profit de véhicules entièrement électriques. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’UE à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Bien que la part des voitures électriques augmente lentement sur le marché européen, grâce à des incitations financières, les constructeurs automobiles sont confrontés à des investissements massifs pour développer leurs gammes de véhicules électriques. Cette situation les oblige à faire des choix stratégiques pour éviter des dépenses supplémentaires dans les moteurs thermiques, qui sont en fin de vie.

Le débat sur les normes de pollution automobile en Europe illustre le défi complexe de la transition vers une mobilité plus propre tout en préservant la compétitivité de l’industrie automobile européenne.



Lien vers la source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus