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il y a du neuf, ça ne se voit pas mais ça s’entend

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La plus française des japonaises se porte à merveille, en bonne place du classement de tête des petits SUV en Europe. Trois ans après ses débuts, la Toyota Yaris Cross plait toujours mais s’offre de menus ajustements pour rectifier ce qui méritait de l’être. Nouveau moteur hybride un peu plus musclé, insonorisation améliorée, aides à la conduite plus affûtées… juste de quoi mieux faire valoir ses atouts ?

Trop tôt pour parler d’un restylage, même si cela ne devrait plus tarder. La Yaris Cross a été lancée voilà tout juste trois ans, au printemps 2021, et profite aujourd’hui d’une mise à jour technique plutôt que d’un véritable lifting. D’ailleurs, strictement rien ne change, côté style, pour le best-seller Toyota (meilleure vente du constructeur chez nous), hormis l’arrivée d’une nouvelle teinte verte et de jantes de 18″ pour la finition supérieure Première, notre version d’essai. L’habitacle a également été modernisé, à la marge, en adoptant un nouveau système média pourvu d’un écran plus grand (10,2″), sur les finitions hautes. Ce sera quasiment le seul indice permettant de distinguer une Yaris Cross 2024, visuellement.

 

Confort, bouille sympathique et mécanique hybride sobre sont les principales raisons du succès de la Yaris Cross depuis ses débuts… Le petit SUV japonais (finalement très français, vu qu’il est fabriqué à Valenciennes) s’est donc concentré sur les quelques points qui ternissaient un tableau flatteur, dans l’ensemble.

Outre l’arrivée d’une évolution de 130 ch du 3 cylindres hybride introduite plus tôt sur la Yaris (le 116 ch que l’on connaissait reste au catalogue), plus énergique, Toyota a sérieusement retravaillé l’isolation acoustique et vibratoire. Support moteur actif, admission modifiée, couches d’isolants plus épais au niveau du capot et de la séparation entre compartiment moteur et tableau de bord… Les vitrages sont aussi plus épais, pour réduire les bruits d’air. Les modifications ne se limitent donc pas à un simple pan de moquette supplémentaire.

 


ESSAI – Toyota Yaris Cross (2024) : il y a du neuf, ça ne se voit pas mais ça s’entend

Inchangé, le poste de conduite gagne toutefois un nouvel écran de 10,2″ sur les versions de milieu et haut de gamme. La présentation reste classique et sérieuse, l’ensemble est bien construit mais essentiellement composé de plastiques durs.

Bon à savoir : anticiper l’achat et la revente.

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Toyota Yaris Cross (2024), au volant : progrès concret, sobriété intacte

Au démarrage et à basse vitesse, le fonctionnement ne change pas d’un iota. On s’ébroue en silence et en douceur, en tout électrique, tant que l’on se contente d’effleurer la pédale d’accélérateur. Le 3 cylindres, toujours un 1,5 l atmosphérique à cycle Atkinson, prend rapidement le relais. Les transitions sont toujours aussi fluides, sans à-coups. Sur les premiers tours de roues, rien de bien nouveau. Pas de modification à noter au niveau de la petite batterie de 0,8 kWh (sous la banquette arrière). Ce fonctionnement serein est tout de même troublé, une constante de nos jours, par des aides à la conduite bien présentes… et pénibles à désactiver, chez Toyota. On tâtonne dans les menus de l’instrumentation (elle aussi revue d’ailleurs, de 12,3″ à partir du milieu de gamme Collection), pour avoir la paix jusqu’au prochain redémarrage. Astuce : on peut baisser leur volume, pour quasiment leur couper le sifflet.

Ensuite, l’effet des 14 ch supplémentaires est plus probant. Le 3 cylindres délivre toujours la même puissance (92 ch, pour 120 Nm de couple), mais le moteur électrique plus costaud (185 Nm de couple, soit 44 Nm de plus) permet de limiter ses envolées braillardes en relance (même modérées !), typiques des mécaniques hybrides Toyota et de leur transmission type CVT. Dans l’absolu, ce caractère reste assez déroutant pour le conducteur non-averti. L’effet de patinage est tout de même atténué par rapport au 116 ch. Ajoutons y les efforts consentis pour rendre l’ensemble plus discret, et la Yaris Cross paraît effectivement mieux éduquée. Pas encore irréprochable, mais l’effort est louable.

 


ESSAI – Toyota Yaris Cross (2024) : il y a du neuf, ça ne se voit pas mais ça s’entend

Entre les isolants et les vitrages plus épais, la Yaris Cross est plus lourde de 10 kg. Pas de quoi faire exploser la balance (1.200 kg), ni la consommation, a priori identique à l’hybride de 116 ch. On reste sous les 5 l / 100 km avec un peu de retenue.

En plus de soigner ses manières, le nouveau 130 ch offre aussi la dose de punch qui manquait au petit SUV Toyota. Pas bien lourd, certes (1.200 kg), mais guère alerte. Là, c’est mieux : 10,7 s de à 100 km/h, soit une demi-seconde de gagnée. Pas mal : moins laborieuses, les accélérations ne laissent plus la désagréable impression de torturer le pauvre 3 cylindres. Rien de très fulgurant cela dit, et l’excellent châssis, dans la veine de ce que nous sert Toyota depuis quelques temps, pourrait encaisser quelques chevaux supplémentaires. Equilibré et bien suspendu, bien qu’un peu ferme, sans excès. Notons que la finition « sportive » GR Sport apporte des réglages à peine plus dynamiques (marginal et guère perceptible).

Enfin, cette évolution a le bon goût de ne pas sacrifier le principal talent des hybrides Toyota… la Yaris Cross ainsi motorisée reste une championne de la sobriété, à 5 l / 100 km de moyenne relevée au terme d’un parcours varié incluant quelques portions d’autoroute à 120 km/h. Sur voie rapide, le bénéfice de l’hybride est évidemment moins patent, comme toujours, mais l’appétit du 3 cylindres reste avouable (on se maintient facilement à 6 l en trajet exclusivement autoroutier). C’est en revanche sur ce terrain que le travail sur sa discrétion est le plus appréciable.

 


ESSAI – Toyota Yaris Cross (2024) : il y a du neuf, ça ne se voit pas mais ça s’entend

Les performances progressent avec l’hybride 130 ch, mais on en retient surtout l’agrément de bien meilleur niveau que le 116 ch : moins braillard (grâce au moteur électrique plus puissant), surtout sur voie rapide et en relance.

Toyota Yaris Cross (2024) : finances et concurrence

Le surcoût demandé pour l’hybride 130 ch est étonnamment limité, fixé à 500 €. Dès lors, quel intérêt pour la 116 ch ? Attention : le 130 ch est proposé à partir du second niveau d’équipement (Design) et débute donc à 30.200 €. Dommage, le 1er niveau (Dynamic) permettrait de proposer un prix d’appel un peu plus attrayant (le 116 ch Dynamic démarre à 28.200 €). En revanche, ce sont tous les tarifs de la Yaris Cross 2024 qui ont bel et bien été tirés vers le haut (de 300 € à 800 € de hausse selon les finitions).

L’équipement de série est heureusement complet, dès l’entrée de gamme. On dispose ainsi d’office de la caméra de recul, de la clim’ auto, de l’interface média (9″) avec connexion Smartphone, du régulateur adaptatif ainsi que de la panoplie désormais classique d’aides à la conduite (alerte de survitesse, franchissement de voie…). La finition Design ajoute jantes alliage 17″, phares Leds, et écran central plus grand (10,2″) avec GPS. Enfin, la version de sommet de gamme Première (35.700 €) fait le plein et inclut sièges chauffants, caméra 360°, hayon électrique, radars de stationnement av/ar…

 


ESSAI – Toyota Yaris Cross (2024) : il y a du neuf, ça ne se voit pas mais ça s’entend

La Yaris Cross 2024 a droit à une nouvelle finition de sommet de gamme (Première, notre version d’essai), reconnaissable à une teinte verte et des jantes de 18″ spécifiques. Ce qui n’arrange rien côté confort, un peu raide à basse vitesse.

En face, son rival le plus proche se trouve chez Renault. Le Captur E-Tech 145 ch, récemment restylé, démarre à 28.900 € (un peu plus vaste et confortable, aussi bien équipé à tarif comparable, mais plus gourmand). Pas d’équivalent chez Stellantis, mais un micro-hybride 100 ch intéressant : tout aussi performant (peut-être plus agréable ?) et pas beaucoup plus gourmand, le 3 cylindres 48V des Jeep Avenger et Peugeot 2008 est à considérer. Idem chez Volkswagen, où le T-Cross parvient à des scores très raisonnables à la pompe… sans hybridation.

Titre fiche technique

FIche technique Toyota Yaris Cross (2024)

Fiche technique

Modèle essayé : Toyota Yaris Cross 1.5 130h Premiere
Dimensions L x l x h 4,18 x 1,77 x 1,60 m
Volume mini / maxi du coffre 397 / 1.110 l
Empattement 2,56 m
Poids à vide 1.200 kg
Motorisation 3 cylindres essence, atmosphérique, 1.490 cm3 + moteur électrique synchrone
Puissance / couple maximal 130 ch (combinée) / 120 Nm (thermique) + 185 Nm (électrique)
0 à 100 km/h – Vitesse maximale 10,7 s – 170 km/h
Consommation annoncée – relevée (mixte) 4,5 – 5 l/100 km
Tarifs à partir de 28.200 € (modèle essayé : 35.700 €)



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