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Gerrit Heimberg (Volkwagen) : « Tesla nous fait avancer »

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Volkswagen traverse une passe difficile. Comment rebondir ? Gerrit Heimberg, patron de la marque en France répond à vos questions.

Comment proposer des véhicules électriques moins chers ? Quel est le plan produit de VW pour contrer Tesla ? Quel bilan tirer de l’ID.3, trois ans après son lancement ?

Autant de questions légitimes que la communauté des lecteurs d’Automobile Propre a posé à Gerrit Heimberg, directeur de la marque Volkswagen en France, à l’occasion du lancement de la berline ID.7.

Dans cette vidéo, il revient notamment sur les critiques opérées sur la qualité des VE, le développement du réseau de réparation de batteries ou encore sur le lancement de la future Volkswagen ID.2all.

Qui est Gerrit Heimberg ? 

Après ses études de marketing et de management à Münster (nord-ouest de l’Allemagne), Gerrit Heimberg a rejoint Volkswagen au début des années 2000. Chargé du marketing et des ventes au siège de Wolfsburg, il devint par la suite directeur de la filiale irlandaise juste après le dieselgate ; VW occupait sous sa houlette la première place sur ce marché. Il dirige la marque Volkswagen en France depuis le début de l’année 2020.


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Le contexte

Les temps sont difficiles pour la marque allemande. Le virage de l’électrification, pris à grande vitesse sous le « règne » d’Herbert Diess, peine à donner ses premiers fruits.

Volkswagen est d’abord logiquement victime du refroidissement du marché allemand. Côté électriques, sur les 10 premiers mois de l’année, les ID.3 et ID.4 cumulent 40 000 immatriculations, soit un chiffre équivalent à celui des ventes de la seule Tesla Model Y made in Berlin. Par ailleurs, elle doit faire face à la disparition progressive des incitations à l’achat de VE, entamée il y a quelques semaines.

L’usine de Zwickau – qui fabriquait autrefois la Trabant et aujourd’hui les véhicules électriques de VW – a vu subi arrêts et suppressions de postes. L’avenir du site d’assemblage « de verre » situé à Dresde, projet spectaculaire et vaniteux de l’ère Ferdinand Piëch, est mis en doute dans la presse allemande. Le patron du groupe depuis un an, Oliver Blume, est par ailleurs lancé dans une vigoureuse politique de rationalisation des plateformes et de diminution des coûts.

Si la part de marché globale de la marque demeure stable autour de 18 % en Allemagne, les best-sellers thermiques faiblissent également. La Golf est ainsi passée sous la côte d’alerte des 3 % de parts de marché, soit un tiers des volumes observés il y a 10 ans ! Ce sont les Tiguan et T-Roc qui sauvent les volumes.

Ailleurs, Volkswagen recule aussi sur le marché chinois, où il popularisa l’automobile à partir de la deuxième moitié des années 1980. En fin d’année, pour la première fois de l’histoire, une marque 100 % chinoise (BYD) devrait détrôner VW en tête des ventes en République populaire.

En France, l’ID.3 ne figurait qu’au treizième rang des véhicules électriques les plus immatriculés au premier semestre, loin derrière des rivales comme la Renault Mégane E-Tech ou la MG 4.


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