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Frédéric bat des records d’autonomie avec son Kia e-Niro

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Le Kia e-Niro de FrédéricLe Kia e-Niro de Frédéric

Enseignant chercheur, Frédéric utilise son Kia e-Niro au mieux pour réduire l’impact de ses déplacements. Il nous explique comment.

Dans un contexte de changement climatique

Habitant le Territoire de Belfort, Frédéric est passé à l’électrique en 2016 avec une Nissan Leaf 24 kWh d’occasion : « Nous venions de déménager et nous avions besoin d’une seconde voiture. J’avais pas mal étudié la problématique du changement climatique et les solutions techniques que nous pouvions adopter. La Leaf avait 29 000 km quand nous l’avons acquise. Globalement, l’expérience a été assez bonne avec elle ».

Avec toutefois une assez mauvaise surprise : « Le véhicule a perdu assez rapidement de l’autonomie. Nous n’avions plus les 150 km WLTP que j’avais estimés pour elle, mais 120 à 130 km. Cette voiture venait de rentrer d’une LLD de trois ans. Peut-être n’avait-elle pas très bien été traitée au niveau de la recharge ».

Le choix du modèle avait un peu été réalisé par défaut : « Il n’y avait pas beaucoup de choix entre l’imposante Tesla Model S, la Renault Zoé alors disponible uniquement avec la location de batterie et la Peugeot iOn qui se vendait cher pour une citadine ». La compacte électrique était utilisée indifféremment par son épouse et lui : « Nous avons aussi pratiqué le covoiturage familial chaque fois que c’était possible ».

Jusqu’à 530 km d’autonomie

En 2019, Frédéric et son épouse sont passés au Kia e-Niro lancés quelques mois plus tôt : « C’est à nouveau le résultat d’un choix par élimination. Nous souhaitions une voiture électrique pour tout faire, y compris les longs déplacements. La Tesla Model 3 n’en finissait pas d’être annoncée pour la semaine prochaine, le Hyundai Kona présentait un coffre trop limité, et l’Opel Ampera-e n’était pas disponible en raison de la reprise de la marque par PSA qui n’était pas autorisé à exploiter la plateforme de Chevrolet ».

En finition Premium, le e-Niro a été acquis neuf. Avec lui, l’autonomie et la consommation ont été améliorées : « Même si c’est difficile à obtenir de manière très régulière, nous disposons couramment d’un rayon d’action supérieur aux chiffres WLTP. Le week-end du 27-28 avril 2024, par exemple, nous avons parcouru plus de 200 km pour visiter un parc, avec une consommation comprise entre 13 et 14 kWh/100 km. Le parcours comprenait de l’autoroute et des traversées de villages ».

Le dernier record d’autonomie de notre lecteur date de deux ans : « Globalement, le Kia e-Niro est un SUV sobre dont les consommations s’apparentent plutôt à celles d’une berline. Dans des conditions estivales, avec de la route pour moitié et autant de circulation en agglomération, nous avons observé une autonomie de 530 km ». À comparer avec les 463 km WLTP en cycle mixte.


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De bons chiffres également en hiver

La situation est bien différente en hiver : « Nous roulons en mode Éco qui limite la puissance. À moins d’abuser du chauffage, on atteint tout de même les 400 km. Sur nos trajets réguliers de 15-20 minutes, on évite de mettre le chauffage qui finirait par avoir chauffé l’habitacle une fois parvenu à destination ».

À noter qu’en finition Premium, le Kia e-Niro de 2019 proposait déjà les sièges et le volant chauffants. Circuler dans le Territoire de Belfort impose de bien s’équiper pour l’hiver : « J’ai un jeu de roues chaussées en pneus Contact, avec des jantes alliage non aérodynamiques. Les pneus accrochent davantage et jouent négativement sur l’autonomie. J’aurais préféré avoir des jantes en tôle pour eux, mais la voiture n’a pas été homologuée pour cela ».

Les pneus sont-ils surgonflés pour favoriser l’autonomie ? « À peine, juste 100 grammes au-dessus de la pression pour ne pas être en dessous. Je le faisais déjà avec la Peugeot 308 diesel que nous avions auparavant. En revanche j’ai du mal à faire confiance aux infos données au tableau de bord concernant la pression. En partant à froid à 2,6 kg, j’ai vu les chiffres grimper à des valeurs qui me semblent irréalistes, par exemple 3,5 kg sur l’autoroute ».

Souplesse de conduite

Frédéric ne recherche cependant pas à tout prix l’éco-conduite ni ne tient un carnet où noter les consommations et autonomies : « Il m’arrive d’avoir à l’occasion des accélérations franches. Mais, en général, j’ai une conduite souple, dans l’anticipation. À ce jeu, ma femme est meilleure que moi, parvenant à des consommations encore plus basses que les miennes ».

Parmi ses astuces pour une meilleure autonomie : « En ville, si je sais que je vais devoir m’arrêter dans quelques dizaines de mètres à un stop, je ne vais pas chercher à atteindre les 50 km/h. Ce qui peut agacer les automobilistes qui me suivent. Sur les autoroutes, je roule plutôt à 110-120 km/h ».

Sans doute moins répandu chez les électromobilistes, au moins dans l’étendue des raisons avancées : « Je prends les virages à une vitesse modérée. Déjà par sécurité, pour ne pas me laisser surprendre par une situation imprévue. Mais aussi pour économiser l’énergie et moins user les pneus. Ce sont ces derniers qui prennent en roulant à vive allure pour maintenir le véhicule dans la voie ».

Les longs déplacements en VE

Avec son Kia e-Niro de 2019, Frédéric n’hésite pas à se déplacer loin : « En une journée, notre plus long parcours a été de revenir depuis Lannion en Bretagne jusque dans le Territoire de Belfort. Nous avons ainsi parcouru un peu plus de 900 km en 12 heures en partant vers 8 h 30 ou 9 h 00. À part 80 km entre Brou et Orléans, ce n’était que de l’autoroute et des voies rapides ».

Une planification à revoir : « Au fil des versions, le GPS du Kia e-Niro ne s’améliore pas. Nous avions suivi un trajet planifié avec ABRP. Je ne me souviens plus précisément du nombre d’arrêts programmés pour la recharge et que nous avons respectés. Voyageant avec notre fille de quatre ans, ils n’étaient pas bien adaptés, car trop courts et assez répétés. Et ce, parce que le système privilégie la rapidité de la recharge avec la plus courte durée pour parvenir à destination. Pour notre prochain grand déplacement, nous préférons nous arrêter un peu moins souvent, mais plus longtemps ».

Régénérer les batteries n’est plus vraiment un problème aujourd’hui lors des longs trajets : « Sur les autoroutes, toutes les aires de services sont équipées de bornes de recharge, et parfois en grand nombre. Je n’utilise qu’en dernier ressort certains réseaux comme l’ancien Corri-Door d’Izivia et Total où j’ai rencontré des problèmes de fiabilité ».


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Recharger sur l’autoroute

D’autres maillages donnent confiance à notre lecteur de 43 ans : « Ça s’est bien amélioré chez Ionity. Engie est en train de développer des stations importantes reconnaissables aux bornes bleues, parfois en plusieurs sites sur une même aire. J’ai vraiment bien aimé l’expérience utilisateur chez Fastned. Leurs bornes sont pratiques avec un bras bien pensé pour manipuler le câble. Grâce à leur application, on peut suivre l’avancée de la recharge. L’adhésion permet de profiter de l’autocharge sans avoir à s’identifier, grâce à un échange entre la borne et le véhicule ».

En recharge chez EngieEn recharge chez Engie

Son jeu de cartes préféré : « Avec les trois badges Shell NewMotion, Chargemap et Izivia, on peut accéder à quasiment toutes les bornes. Je consulte au préalable Internet pour utiliser celui qui me permettra de recharger à moindre coût ».

Le Kia e-Niro offre un avantage lorsqu’il s’agit de le brancher : « La trappe de recharge est située à l’avant, quasiment au centre dans la longueur. Ce qui fait que, dans une station avec plusieurs bornes côte à côte, on peut aussi bien utiliser celle de droite que celle de gauche. C’est également pratique pour accéder au coffre tout en chargeant. Par exemple quand on range les courses ».

Encore dans la famille pour quelques années

Pour Frédéric, modérer l’empreinte environnementale de ses déplacements, c’est aussi conserver assez longtemps ses véhicules : « A moins qu’une occasion particulière se présente. Je me vois mal sortir 15 000 ou 20 000 euros afin de passer à une nouvelle voiture électrique qui me ferait gagner quelques dizaines de kilomètres d’autonomie ou de la vitesse de recharge. Concernant cette dernière, et en dépit d’une puissance de 77 kW, la différence n’est que de l’ordre de dix minutes supplémentaires de connexion à une borne DC sur autoroute ».

Le Kia e-Niro familial est toutefois le plus souvent rechargé à la maison : « Nous sommes assez récemment passés à l’offre Tempo d’EDF. Ce qui nous a décidés, c’est l’explosion des prix sur les énergies avec la guerre en Ukraine. Nous avons bien fait de ne pas prendre les offres du marché. Et puis il y a le côté vertueux pour réguler le réseau. Les abonnés Tempo ne représentent que 3 % environ des consommateurs d’électricité. Pourtant, à eux seuls, lors des périodes de pointe — les périodes rouges —, ils ont permis d’économiser en production l’équivalent d’une demie centrale au gaz ».

Conseiller l’électrique, oui mais…

Le Kia e-Niro de première génération : une voiture à conseiller ? « Le véhicule est pratique et flexible grâce à sa banquette rabattable. Son gabarit modéré permet de le loger correctement dans un garage comme le nôtre. Pas davantage de problème au niveau de la motorisation qui fonctionne bien. Il y a quelques années, c’est effectivement un modèle que j’ai conseillé. Je ne le fais plus aujourd’hui, car de nouvelles voitures électriques sont apparues sur le marché, comme les Peugeot e-3008 et Renault Scenic E-Tech, peut-être plus intéressantes ».

Frédéric continue bien sûr à mettre en avant le VE : « Le confort de conduite et l’ambiance à bord sont incomparables. Et si on veut déplacer le véhicule dans le garage, ne serait-ce que pour replacer les pneus à l’arrivée de l’hiver, on ne va pas polluer la maison. Pour bien choisir son modèle, il faut déjà réfléchir à ses propres besoins réels. Et sans forcément penser qu’il faut une grosse autonomie avec des grands trajets réalisés occasionnellement ».

Il estime toutefois : « Quelqu’un qui roule peu n’a pas besoin de passer à l’électrique si l’on s’en tient à l’empreinte environnementale, notamment aux émissions de CO2 à la fabrication. Avec le mix énergétique français, et à condition de conserver le véhicule 5 à 6 ans, je pense que la voiture électrique est intéressante si on totalise à l’année plus de 10 000 km ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Frédéric pour sa réactivité, son accueil et son témoignage que nous avons sollicité.



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