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Ford et Volvo pour la fin du thermique en 2035

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Ça sent la poudre. Ford, Volvo et une cinquantaine de ténors de l’automobile en Europe plaident pour la fin de la vente des véhicules à moteur thermique sur le vieux continent à la date arrêtée par la Commission, 2035. Les constructeurs allemands Porsche et BMW en tête, eux, ne le souhaitent pas. Début d’un bras de fer.

Une formalité, une signature en bas du texte discuté depuis des mois par le Parlement européen et formellement approuvé à la mi-février, la fin de la vente voitures à moteurs thermiques en Europe était – presque – actée. Ne restait plus que cette signature en grande pompe, un cérémonial devant les flashs et les caméras, par les Vingt-Sept, lors d’une réunion de ministres à Bruxelles pour définitivement entériné le texte et son entrée en vigueur. Certes, quelques pays trainaient les pieds, l’Italie et la Pologne, car l’industrie roulante est pourvoyeuse d’emplois, et il ne leur apparaissait pas opportun de s’engager dans cette voie au cœur de la crise économique et sociale actuelle. La Bulgarie avait, elle, décidé de s’abstenir, le prix des voitures électriques étant – nettement – plus élevé que celui des thermiques, c’était priver le pays de voitures neuves dans une dizaine d’années et prolonger l’existence des actuelles guimbardes polluantes.

Situation tendue

Pas de quoi décourager la fameuse signature ! Le vote s’effectuant à la majorité qualifiée des Vingt-Sept, en clair pour être adopté le vote favorable se doit d’obtenir ‘au moins 55% des États représentant au moins 65% de la population de l’UE, ce que ces trois pays « réfractaires » ne représentent pas. Mais l’Allemagne est entré dans la danse et ça change tout. La majorité ne pouvant plus être atteinte. C’est que Berlin à l’oreille de son industrie qui emploie un peu moins d’un million de personnes et est une rente pour la balance commerciale du pays. Les constructeurs ont réussi à convaincre les autorités de ne pas mettre un terme à la vente de moteurs thermiques, alors qu’ils disent développer des carburants de synthèse. Carburants, aujourd’hui, hors de prix qui permettent la poursuite de la recherche sur les « vieux » moteurs, qui continueront à se vendre au-delà du vieux continent.

Les constructeurs s’en mêlent

Le bras de fer est en place. d’un côté, les pays pour la fin du thermique en 2035, de l’autre, ceux pour qui il est urgent d’attendre. Et les principaux intéressés, les constructeurs, descendent maintenant dans l’arène. L’ACEA, l’association des constructeurs européens, qe préside Luca de Meo le directeur général de Renault, interpellait Bruxelles, il y a quelques jours, pour réclamer plus de soutien au développement de la filière électrique européenne, comme le font Pékin et Washington pour leur industrie. À présent, c’est un collectif d’une cinquantaine de grands acteurs de l’automobile, dont Volvo, Ford ou LeasePlan, le leader mondial des flottes auto, qui affirme dans un courrier être en faveur de la fin de la vente des voitures thermiques dans l’UE en 2035. C’est qu’en la matière, les divagations et débats ne sont bons pour personne. « Les entreprises ont besoin de clarté et d’une grande ambition dans la législation pour soutenir leurs projets à plus long terme de passer aux véhicules électriques », souligne le collectif, en rappelant que le report de la fameuse date aurait un « impact négatif sur l’environnement ». Un nouvel épisode dans la marche qui s’annonce encore, très, longue vers le tout électrique au milieu de la prochaine décennie.



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