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doit-on envier les États-Unis ?

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Au retour de notre virée américaine à l’occasion du salon de New York 2023, l’envie me prend de faire le point sur le marché automobile de l’autre côté de l’Atlantique. Le pays de la démesure est-il le pays rêvé pour les passionnés ?

A l’heure de l’électrification permanente, les USA sont-ils dans le coup ? Oui et non. Même les marques américaines s’y mettent, forcées d’admettre que les véhicules électriques doivent impérativement faire partie du paysage automobile des prochaines décennies. D’ailleurs, ce sont même les icônes qui sont électrifiées en premier, notamment chez Ford avec les Mustang Mach-E et F-150 Lightning. Mais ce n’est pas tout : Chevrolet a récemment dévoilé un Silverado 100% électrique, ainsi qu’une Corvette hybride. Les Tesla aussi font fureurs et jonchent les rues de toutes les villes, et encore plus en Californie où la vente de véhicule thermique a également été interdite après 2035.

Et pourtant, quand on regarde ce qui roule, même dans une ville comme New York, on se demande si l’électrification a vraiment pris. Combien de fois nous nous sommes retournés comme des chasseurs aux aguets du mouvement, après avoir entendu la sonorité d’un gros moteur, pensant voir arriver une sportive. Mais non… C’est un utilitaire, voire un camion. Et oui, tout fait un bruit de V8 ou de V6 ici. Les grondements de ce genre de gros moteurs ne sont pas réservés aux sportives au pays de l’oncle Sam : tout ce qui roule ou presque cache un bloc à grosse cylindrée sous son capot.


Automobile et écologie : doit-on envier les États-Unis ?

BMW, Audi et Mercedes dans un autre monde

Habitués à voir une grande majorité de modèles allemands en version hybride, hybride rechargeable, ou avec un petit moteurs 4 cylindres, nous sommes interpellés par chaque démarrage au feu rouge de l’un des modèles de ces constructeurs. En effet, on pourrait croire que le catalogue américain de chez BMW ne propose que les motorisations 40i (6 cylindres en ligne de 3,0 litres) et 50i (V8 bi-turbo de 4,4 litres). Ou encore que celui de Mercedes ne propose que des versions 350, 43, 53 et 63 AMG. Quant à chez Audi, seuls les modèles S circulent dans les rues de New York.

Pourtant non, des versions inférieures existent bel et bien, mais les américains n’en veulent pas. En fait, après avoir échangé avec un professionnel local, on comprend que le coût élevé de ce genre de voitures pousse les clients américains à prendre de grosses versions. Comprenez que s’il faut payer cher, c’est possible, mais pas pour des petits moteurs. De quoi faire rêver certains passionnés qui n’aiment pas l’ère moderne emplie de modèles électrifiés en tout genre. Mais aussi de quoi faire halluciner les plus réfractaires à l’automobile conventionnelle telle qu’on la connaissait jusqu’à il y a encore quelques années.

Vont-ils changer ?

Le Président des États-Unis Joe Biden est très impliqué dans la transition écologique de son pays. Mais peu d’américains sont derrière lui sur le sujet. Notamment parce que les distances sont grandes et les autonomies encore un peu faiblardes. Toutefois, la mayonnaise prend : en témoigne les bonnes ventes du F-150 Lightning. Là encore, ce sont les « gros » modèles électriques et plutôt luxueux qui intéressent. Et pour cause, ce sont les mieux équipés en matière de batterie, et donc les mieux lotis en autonomie. La folie électrique devrait encore grimper dans les années à venir avec les arrivées des RAM REV, Kia EV9, ainsi que la multiplication des berlines à grosse autonomie.



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