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Dans l’enfer du périphérique parisien, une mystérieuse Audi A6

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Mais que fait donc cet étrange break Audi A6 Avant, truffé d’instruments de mesure, sur le boulevard périphérique de Paris ? Il ne s’agit pas d’une nouvelle voiture de Google destinée à cartographier les rues, mais bien d’un laboratoire roulant lâché en conditions extrêmes. Le périf’, c’est la guerre.

Il n’est pas rare de croiser sur route des prototypes de véhicules camouflés en cours de développement. Généralement dans des conditions de circulation extrême, si possible en plein été et avec du dénivelé sous la main. On peut ainsi fréquemment apercevoir des mulets plus ou moins camouflés en pleine canicule dans le Luberon ou les Cévennes, mis à rude épreuve. Mercedes et Peugeot, entre autres, infligent régulièrement des montées du Ventoux sous un soleil de plomb à leurs prototypes, et BMW dispose même d’un centre d’essai à Miramas, près de Marseille. Evidemment, il ne s’agit là que d’une partie des terrains de jeu des constructeurs, qui expédient aussi leurs autos en plein désert, au-delà du cercle polaire, voire… dans la circulation parisienne, entre autres cauchemars urbains.

 

Un labo roulant pour Audi

Il est ainsi devenu plus fréquent, depuis quelques années, de rencontrer des BMW ou Mercedes évoluer dans le trafic francilien. La dégradation du trafic, des comportements et les aberrations urbanistiques développées depuis quelques années à Paris et environs poussent ainsi les constructeurs étrangers à y peaufiner certains travaux de recherche et développement, pour leurs systèmes d’assistance à la conduite et de sécurité.

En fin de soirée, la circulation sur ce tronçon était plutôt fluide. Ce prototype de break Audi A6, immatriculé à Ingolstadt (siège du constructeur, pour rappel) aperçu cette semaine sur le périphérique parisien, bardé de caméras, de capteurs et chargé de calculateurs, n’est pas à proprement parler un mulet d’essai cachant un futur modèle, mais plutôt un laboratoire roulant visant à la mise au point des lidars et radars appliqués à la conduite semi-autonome, notamment, ainsi que des systèmes de navigation… Aux yeux des ingénieurs en quête de calvaires routiers, notre capitale ferait donc partie de la liste des enfers automobiles officiels ?   

 



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