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Dans le Finistère, des stations de lavage dégradés par des activistes d’Extinction Rebellion

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Des messages comme « l’eau est un bien commun, protégez-là », sont apparus en début de semaine dans deux stations de lavage à Concarneau. Pourtant, ce ne sont pas dans ces centres, qui pour la plupart traitent ou recyclent l’eau, que la consommation pour laver sa voiture est la plus grande.

En pleine période de sécheresse pour les sols de nombreux départements, la préservation de la ressource en eau est une problématique majeure. C’est pourquoi, dans la nuit de dimanche 25 à lundi 26 juin, des activistes d’Extinction Rebellion ont voulu alerter en prenant pour cible deux centres de lavage auto à Concarneau (Finistère).

Economique ou écologique, bien choisir son lavage auto (Reportage TURBO)

« La guerre de l’eau a commencé »

Ils ont notamment collé des affiches dans le cadre de leur action « 100JoursPourLesSécher ». Le but : pointer du doigt les manquements et l’inaction de l’État qui « ne s’attaque toujours pas à la question cruciale de l’usage et du partage de l’eau » selon le mouvement de désobéissance écologiste. Les membres dénoncent ainsi un « plan eau (qui) impose des restrictions injustes au plus grand nombre sans limiter la surconsommation des industries et des riches ».

Sur les affiches et les graffitis apparus à Concarneau, on peut lire les messages « SOS eau rare », « la guerre de l’eau a commencé » ou encore « l’eau est un bien commun, protégez là ». Dans un communiqué, les militants posent une question : « est-ce réellement nécessaire de nettoyer sa voiture pour qu’elle brille ? »

Quid de leur consommation en eau ?

Ce n’est pas seulement pour faire briller leur carrosserie que les conducteurs lavent environ six fois par an leur voiture. Des éclairages sur la question sont à retrouver dans cet article et notre reportage diffusé ce week-end dans Turbo, où nous abordions la question écologique et économique du lavage auto.

Les professionnels que nous avons rencontrés nous ont notamment indiqué que l’entretien en station classique, à haute pression, nécessitait l’usage réel de seulement 6 litres d’eau : la quasi-totalité des 130 litres utilisés étant traités sur place et rejetés propres dans la nature. Ces stations récupèrent également les polluants, métaux lourds et autres hydrocarbures que l’on peut retrouver dans les boues collectées sur les pistes de lavage.

Les tunnels de lavage (plus de 700 L/véhicule) sont eux dans l’obligation de recycler totalement leur eau sur place mais sont encore peu nombreux (3% de 11 000 professionnels). En revanche, la consommation en eau d’un lavage auto à domicile, interdit par la loi, est estimée entre 200 à 300 litres.



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