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Claude a alimenté sa maison en électricité avec sa Kia EV6 après la tempête Ciaran

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Le V2L du Kia EV6 alimente une maison après une tempête

Au tout début de novembre 2023, la tempête Ciaran s’est abattue sur la Bretagne avec des vents qui ont dépassé les 200 km/h sur la pointe du Raz. Dans le Finistère, près de Pontivy, un lecteur n’a pas été privé très longtemps d’électricité. Claude a exploité le V2L de son Kia EV6, dépannant par la même occasion ses voisins. Il nous explique.

Une installation qui évolue

Les coupures d’électricité à cause des vents violents, Claude a déjà donné : « J’habite dans un village près d’une forêt. J’ai voulu anticiper ce genre de problèmes avec des solutions de secours que j’ai progressivement améliorées. Ne cherchez pas une raison économique à cela. Je l’ai fait d’abord dans un esprit civique pour soulager le réseau électrique nationale quand tout va bien, aussi parce que je suis un technophile un peu geek, et enfin, car je n’aime pas être pris au dépourvu, en particulier par une tempête ».

Au départ, il y a eu les panneaux photovoltaïques : « Pour lisser ma consommation, j’ai commencé avec deux panneaux d’une puissance individuelle de 400 W, soit 800 W au total. Fourni par Sunology, c’est du matériel robuste qui s’installe en Plug-and-Play sur le réseau. En journée, avec ce seul système, si mon frigo tirait 100 W, le reste de la production était perdu ».

L’architecture est devenue petit à petit plus performante : « J’ai ajouté une première batterie EcoFlow Delta Pro 3,6 kWh. Elle m’a permis par exemple d’alimenter mon frigo la nuit. Puis deux nouvelles batteries esclaves de même capacité que la batterie maître. Ce qui donne 10,8 kWh au total ».

Ajout d’un inverseur de source

Toujours avec l’objectif d’améliorer son installation, Claude a acquis un inverseur de source : « J’ai alors enlevé les onduleurs, arrêté d’utiliser les panneaux photovoltaïques dans le jardin en Plug-and-Play pour les relier à l’inverseur PowerStream d’EcoFlow. C’est un boîtier paramétrable pour optimiser l’énergie, sans gaspiller. J’ai réuni à la manière d’un jeu de Lego différentes pièces pour avoir la configuration la plus intéressante possible ».

Le PowerStream d’EcoFlow permet de prioriser l’alimentation en fonction des besoins : « C’est comme un petit ordinateur que l’on peut régler par téléphone. Il y a un connecteur pour les panneaux solaires, un pour la batterie et un pour le secteur. Si je n’ai pas d’appareil consommateur en route, l’énergie des panneaux va dans les batteries. Si je démarre le lave-linge, je priorise son alimentation. L’énergie des panneaux va alors vers lui ».

Les appareils domestiques à servir doivent être branchés à une prise connectée spécifique EcoFlow : « C’est ce que j’ai fait avec tous les appareils importants chez moi, comme le lave-vaisselle et le sèche-linge. La prise signale si l’appareil est alimenté par les panneaux ou le réseau ».


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Un système efficace, mais pas rentable

Pas d’énergie perdue : « La batterie ou le réseau électrique complète la puissance au besoin, par exemple pendant les périodes de chauffe du lave-linge où la puissance atteint 1 500 à 2 000, dépassant celle des panneaux. C’est l’énergie de ces derniers ou des batteries qui est utilisée en premier, ce qui permet de réaliser des économies. S’il y a un excédent de production solaire, il est rooté vers les Delta Pro ».

Ce fonctionnement en autonomie impose tout de même une démarche : « Il y a une déclaration à effectuer auprès d’Enedis en précisant que les appareils utilisés sont bien homologués. Ce qui est bien le cas pour les miens ». Le système final est coûteux : « J’ai dépensé 1 400 euros pour les deux panneaux solaires, 2 200 euros par batterie et entre 300 et 400 euros concernant le PowerStream. Ce qui fait un total de 8 400 euros, sans compter les 30 euros par prise connectée ».

Est-ce rentable économiquement ? « Ça le serait au bout de 5 ou 6 ans s’il n’y avait que les panneaux photovoltaïques. Avec les batteries, la rentabilité n’existe plus, même si leur chimie LFP devrait les faire durer 10 ans. Achetées il y a un 12 mois, elles sont garanties 5 ans ».

Relais pris par le V2L du Kia EV6

Dans le village où habite Claude, tout le monde n’a pas été logé à la même enseigne concernant la coupure d’électricité survenue au passage de la tempête Ciaran : « Une partie n’en a été privée que quelques heures. Dans mon secteur, c’était de l’ordre de deux jours. Mon système 10,8 kWh basé sur les éléments EcoFlow a permis d’alimenter ma maison un jour et demi, sans que je me prive. Au-delà, c’est le V2L du Kia EV6 qui a pris le relais. Là aussi, j’ai mon petit système ».

Le V2L du Kia EV6 alimente une maison après une tempête

Notre lecteur détaille : « D’ordinaire, l’EV6 est dans un garage un peu plus loin où j’ai une wallbox 7,2 kW branchée sur le secteur. Toutefois j’ai mis une prise renforcée devant la maison qui me sert en dépannage pour la recharge lente. En utilisant un passe-câble bien repérable, la mairie tolère que je branche dessus ma voiture électrique ».

C’est également sur cette prise que le système V2L du Kia EV6 est branché : « Bien sûr, le recours à l’inverseur de source est indispensable pour ne pas créer de court-circuit. Il désactive le compteur Linky quand je branche la voiture sur la prise à l’extérieur de la maison. C’est alors le véhicule qui injecte de l’électricité dans le réseau domestique. Avec sa batterie de 77 kWh, je pourrais tenir une semaine et demie ».

Du courant, Internet et de la téléphonie

Pour tenir plusieurs jours avec l’architecture mise en place par Claude à partir du système V2L 3,6 kW du Kia EV6, il faut bien sûr que le niveau d’énergie dans la batterie soit suffisant : « Sachant que la tempête arrivait, je l’ai rechargée à 90 %. Je ne vais au-delà pour la préserver. J’ai vécu tout à fait normalement pendant la coupure du secteur. Avec un abonnement 6 kVA à la maison, j’ai de toute façon pris l’habitude de ne pas démarrer tous mes appareils gros consommateurs en même temps. Et pour le chauffage, j’ai une chaudière au fioul ».

Ses voisins ont aussi pu bénéficier du système, indirectement : « Comme j’ai un grand congélateur dans lequel il y avait de la place, j’ai pu sauver une partie du contenu de leurs frigos. Ils n’ont pas vraiment été surpris de mon système. Tout en ayant de très bons rapports avec eux, je passe pour un farfelu technophile qui va peut-être trop vers les gadgets. Là, ils ont pu voir l’utilité de ces technologies qui ont tout leur intérêt comme roue de secours. Plus on en aura pour se dépatouiller, mieux ce sera ».

Ses systèmes ont également permis de ne pas être coupés du reste du monde : « Pour Internet, je passe par Starlink. Avec la tempête, toutes les antennes GSM étaient en panne près de chez moi. Grâce à mes alimentations électriques et à cet abonnement par satellite, j’ai conservé l’accès au Web et à la téléphonie via Wi-Fi. J’en ai aussi fait profiter mes voisins »


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Choix du Kia EV6

L’EV6 n’est pas la première voiture électrique de Claude : « Il y a deux ans et demi, j’avais pris un Kia e-Niro que j’ai gardé dix-huit mois et 25 000 km. Là aussi, c’est mon côté technophile et curieux qui m’a poussé à essayer l’électrique. On va vers ce genre de véhicules. J’ai choisi cette marque pour sa réputation, les bonnes appréciations de ses clients, sa cote en général, et la garantie de sept ans ».

Du e-Niro à l’EV6 : « Avec ma première voiture électrique, j’ai pu apprécier par moi-même la marque Kia. Je trouve la ligne de l’EV6 assez clivante avec son nez menaçant. J’aime la technologie ‘All-Wheel Drive’ et le jeu de ses deux moteurs qui interviennent au bon moment. C’est très bien pour les routes de campagnes qui serpentent autour de chez moi et sont souvent boueuses ».

Et le V2L ? « Il faisait partie des arguments qui m’ont décidé a acheté l’EV6 reçu début décembre 2022. J’ai négocié pour l’obtenir gratuitement. Je n’ai pas douté un instant du fonctionnement de ce système ni de son efficacité pour alimenter ma maison en cas de besoin ».

Claude n’est pas le seul de nos lecteurs à avoir exploité un Kia EV6 de la sorte. Laurent Méheut, que nous avions interviewé pour son expérience avec un camion à pizzas, a tenté l’expérience l’année dernière. On en trouve la trace sur Youtube avec cette vidéo qu’il nous a autorisé à insérer dans le présent article.

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Claude pour sa grande réactivité, son chaleureux accueil et son témoignage très intéressant.



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