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Alpine A290 : voici ce que l’on a appris en plus à la présentation au Mans !

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La citadine sportive et électrique était révélée jeudi dernier en marge des 24 Heures du Mans 2024.

Voici donc l’Alpine A290, première production 100 % électrique d’une marque fondée à Dieppe dans les années 1950. Vous avez déjà pu la découvrir de façon exhaustive dans l’article ci-dessous écrit par Florent avec le grand talent qu’on lui connaît, le tout accompagné une vidéo tournée il y a de cela quelques semaines dans le plus grand des secrets, mais, pour le commun des mortels, la voiture a été révélée à l’occasion d’un grand show en marge des 24 Heures du Mans 2024. Danseurs et projecteurs entouraient cette citadine sportive attendue sur nos routes à la fin de l’année.


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On apprécie la fiche technique, suffisante — 180 à 220 ch — pour s’amuser et maintenir un niveau de légèreté relatif (un peu moins de 1 500 kg). Ceci évite de tomber dans le travers du puissant SUV électrique de 2,3 tonnes, massacrant les lombaires de ses passagers et sous-virant à la Lune à l’approche du premier virage.

« J’ai conduit un exemplaire de prototype sur un parcours sinueux, je me suis bien amusé » témoignait le pilote de Formule 1 Pierre Gasly. Cet employé d’Alpine n’allait certainement pas dire le contraire, mais il aurait sans doute moins insisté sur l’argument s’il avait bayé aux corneilles sur une piste d’essai.

Côté pratique, la voiture brillera par son format restreint (juste sous les 4 mètres), son faible diamètre de braquage (à peine plus de 10 mètres) et son coffre correct. Il ne faut pas s’asseoir à l’arrière, en raison d’un espace fort contraint. « C’est une petite voiture d’égoïste » tranchait notre estimée consœur Agnès Lasbarrère, la spécialiste nouveauté du magazine Auto Plus.

Ne dites pas R5…

Du premier coup d’œil, la filiation avec une certaine citadine-électrique-française-basée-sur-un-concept-nostalgique-dont-le-lancement-a-été-décidé-par-Luca-de-Meo est évidente. Mais gardez-vous s’il vous plaît de nommer la Renault 5 lors de la cérémonie.

« Nous sommes partis de la même plateforme, mais c’est une voiture différente » justifie-t-on. La géométrie des trains roulants a notamment été revue pour répondre à une conduite plus musclée. Côté look, on note surtout les passages de roues élargis.

Les équipes design menées par Anthony Villain ont aussi soigné les détails de style pour individualiser l’A290 : jantes en flocons — c’est une « alpine » — ou signature lumineuse évoquant les scotchs sur les feux des voitures de rallye des années 1960-1970 sont d’intelligentes trouvailles.

Les deux autos naîtront sur les mêmes chaînes, à Douai (Nord).

L’explication du mot-tabou (« R5 ») est évidemment à trouver dans la vocation premium de la marque, là où la Renault visera un public plus généraliste avec des tarifs inférieurs. Il faudra compter 38 000 euros pour zigzaguer à son cerceau.

La Mini — par exemple — n’est pas concurrencée par une déclinaison grand public moins coûteuse. L’effet halo de l’Alpine portera-t-il la R5 ? Ou bien les versions chics du Losange cannibaliseront-ils l’Alpine ?

La réponse sera connue en fin d’année, avec les premières livraisons de l’A290.

Indice, avec le persiflage d’un confrère :

« Bah, c’est vraiment une R5 avec des feux en plus ».

7 Alpine en vue

Philippe Krief, patron d’Alpine depuis l’an dernier, précisait qu’Alpine préparait 7 nouveaux modèles d’ici à 2030. Le premier sera le fameux crossover électrique. Il fera ses débuts au Mondial de l’automobile de cet automne sous le regard probablement sceptique des propriétaires d’A110 canal historique.

Alpine s’intéresse également à l’hydrogène. Présente aux 24 Heures du Mans avec deux châssis A424 – divulgâchis, ça s’est bien passé en qualifications, moins en course – la marque réfléchit à un engagement dans la future catégorie H2. Ceci passerait non pas par une pile à combustible, mais un moteur à combustion interne alimenté à l’hydrogène. Un célèbre groupe français spécialisé dans les sports mécaniques, déjà partenaire d’Alpine en endurance, travaille depuis un bon moment sur ces blocs.

Luca de Meo était d’ailleurs présent sur la grille de départ des 24 Heures avec un polo bleu pétard corporate, voyant dans la classique de l’endurance un excellent canal pour faire connaître le A-fléché à l’international. Les ambitions ne manquent pas.



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