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alors qu’à Rouen ça verbalise, à Marseille, des élus LFI visent sa suspension

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La Zone à faibles émissions (ZFE) de la Métropole de Rouen est entrée pleinement en vigueur à Rouen depuis le 1er mars. Les véhicules Crit’Air 4 et 5 sont interdits d’y circuler. Mais à Lyon, l’interdiction pour les diesels a été repoussée et à Marseille, des élus sont vent debout contre son application.

La pollution automobile est encore plus pointée du doigt en ce début du mois de mars. Avec l’application des Zones à faibles émissions (ZFE) dans les grandes métropoles françaises, les règles se durcissent. C’est d’abord le cas à Rouen, où la métropole interdit depuis mercredi la circulation des véhicules arborant les vignettes Crit’Air 4 et 5 et verbalisent ceux qui ne l’affichent pas sur le pare-brise.

68€ d’amende mais pas de contrôle annoncé à Rouen

Les Rouennais et habitants de la métropole Rouen Normandie n’ont plus droit à la période de pédagogie. Dans 13 communes, la ZFE contraint les voitures les plus polluantes à rester au garage. Si elles circulent, les automobilistes s’exposent à une amende de 68€ (minorée à 45€ si réglée dans les 15 jours).

Mais, pour le moment, comme le précisent nos confrères de Paris Normandie, « personne – préfecture, police ou mairies – n’ose annoncer des contrôles avec à la clé des amendes tant le sujet reste sensible ».

À Lyon, du sursis pour les diesels

L’instauration des ZFE se fait par petits pas et c’est un long répit auquel auront droit les véhicules diesels dans la métropole de Lyon. Le mois dernier, les véhicules concernés ont appris que l’échéance de leur interdiction de circulation sera repoussée de deux ans, de 2026 à 2028.

Initialement, les voitures Crit’air 2 devaient être interdites de circulation dans la ZFE (Lyon, Villeurbanne, Caluire et une partie de Bron) à partir de 2026. Mais sur Twitter, le président de la Métropole du Grand Lyon a expliqué que « plusieurs territoires et acteurs de la Métropole de Lyon ont émis des réserves sur le dispositif », ce qui a motivé le recul de l’échéance.

À Marseille, des élus de gauche ne veulent plus de ZFE

La métropole de Marseille reculera-t-elle elle aussi ? Dans une « lettre ouverte à Martine Vassal », présidente de la collectivité, et relayée par La Provence, les députés Insoumis (LFI) ont demandé « la suspension de la Zone à faibles émissions (ZFE) à Marseille ». Depuis le 1er septembre 2022, le véhicules dotés d’une vignette Crit’Air 5 sont interdits de circuler dans le centre-ville de la cité phocéenne et s’exposent à une amende depuis le 1er janvier 2023.

« L’intention, à savoir protéger la santé des Marseillais des émissions de gaz et particules polluants est, certes, louable, mais la méthode n’est pas acceptable », expliquent les élus. « Il est tout simplement impossible pour la plupart des Marseillais et personnes circulant dans cette zone d’acheter un véhicule récent, au coût trop élevé. »

En réponse, Amapola Ventron, la vice-présidente de la Métropole déléguée à la lutte contre les pollutions, a rappelé que « la ZFE est une obligation légale. Nous invitons donc les parlementaires à faire évoluer la législation », tout en soulignant l’intérêt de l’utilisation des transports en commun et du vélo. Les élus se plaignent eux de « bus bondés » qui contraindraient les automobilistes à préférer tout simplement leur voiture…



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