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2 000 stations-service en rupture totale ou partielle, des réquisitions et des restrictions

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Le spectre d’une pénurie en carburant se dessine de plus en plus, les automobilistes font des pleins de précaution et du personnel en raffinerie a été réquisitionné pour assurer la production puis l’approvisionnement en essence et gazole.

Après le rejet des motions de censure contre le gouvernement et sa réforme des retraites, la journée de mardi fut mouvementée : files d’attente qui n’en finissent plus aux stations-service de plusieurs régions de France, blocages qui perdurent dans les raffineries et dans les dépôts pétroliers…

Conséquence : le carburant manque de plus en plus dans les stations-service et la crainte d’une pénurie encore plus forte dans les jours à venir est bien légitime. On fait le point en ce mercredi 22 mars.

A lire : Carburant : l’indemnité de 100 euros prolongée jusqu’à fin mars

2 000 stations en rupture totale ou partielle

D’après le site collaboratif penurie.mon-essence.fr, il y aurait ce mercredi matin 868 stations-service en rupture totale et 1 116 en rupture partielle, soit presque 2 000 pompes en difficulté.

Hier, les Bouches-du-Rhône (+ de 50% des stations touchées), la Loire-Atlantique (35,8%) et l’Ille-et-Vilaine étaient les départements les plus en difficulté, et la situation risque de s’aggraver d’ici la fin de semaine.

Mais, avec déjà 12 % des stations-service en manque d’essence ou de gazole et 6 % à sec, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Olivier Gantois, n’imagine cependant pas une pénurie généralisée de sitôt. « Il n’y a pas de risque de pénurie de carburant au niveau national car les stocks, dans les dépôts de maillages, sont à leur maximum. »

Restrictions et réquisitions en stations …

Dans ce contexte, cinq départements du sud-est de la France ont décidé d’imposer des mesures de restrictions en station-service. Ainsi, les automobilistes des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône, du Gard, du Var et du Vaucluse.

Dans le Gard par exemple, où plus d’un quart (27%) des pompes sont à sec, les automobilistes ne peuvent pas prendre plus de 30 litres, et ce jusque jeudi. C’est 120 litres pour les camions, et il est interdit de remplir des jerricans et des bidons.

Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture a même décidé de réquisitionner pour deux jours à partir de ce mercredi 11 sites exclusivement réservés aux véhicules jugés prioritaires (gendarmerie, secours, pharmaciens…).

… comme en raffinerie

Alors que l’opposition à la réforme des retraites pourrait prendre une autre tournure jeudi pour la première journée de grève après le rejet des motions de censure, les réquisitions de personnel dans les raffineries françaises ont commencé hier.

C’est le cas au dépôt de carburant de Fos-sur-Mer, où les salariés sont obligés de remplir les camions qui permettront d’alimenter les stations-service. Cette décision avait déjà été prise en octobre dernier lors des précédentes difficultés.

Mais les opérations de blocage se poursuivent aussi dans les dépôts, comme à Donges (Loire-Atlantique) ou à Puget-sur-Argens (Var), où environ 80 personnes se sont rassemblés et empêchent depuis tôt ce ce matin la sortie des camions. Même scénario en Bretagne avec des blocages dans un dépôt pétrolier sur trois. La situation se tend, la mobilisation s’étend et les conducteurs français devraient encore être nombreux dans les stations-services ce mercredi.



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